Affichage des articles dont le libellé est plantes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est plantes. Afficher tous les articles

vendredi 15 mai 2020

Ça pousse!

 

Grand calme au gîte où la chatte sauvage en profite pour protéger les deux petits qu'elle a mis au monde, où les plantes s'épanouissent lentement au soleil de ce printemps. où les oiseaux s'égayent dès le matin sans craindre les prédateurs. 


Pas de stagiaires, mais tant de vie!










dimanche 13 novembre 2011

Plantes d'Europe

Au bord du Rhône


Que dire, en Europe, devant ces couleurs incroyablement chatoyantes et diversifiées, ce souci de préserver le végétal, même en pleine ville, de sauvegarder cette petite présence de la nature au sein du béton?








On y sent bien que la conservation de la Nature n'y est pas un vain mot...










Ainsi à Paris, au bord de la Seine, ou sur les boulevards, la joie d'observer le saule-pleureur, en pleine ville ou différents arbres dans de petites cours en plein 7ème arrondissement!













Dans la région de Dieulefit, la Drôme est vraiment la Drôme des couleurs! La longue promenade dans la campagne environnante ainsi que l'exploration du jardin d'Arnaud m'a permis de constater la diversité des espèces... et de figurer les noms de plantes que nous avons coutume d'utiliser à Keur Massar comme la lavande, le thym....



...mais aussi de me figurer d'autres espèces telles que le chêne ou encore le bouleau...



Découverte du coing...















Et puis, Genève! Visiter le Jardin Botanique de Genève était aussi pour moi comme marcher sur les traces de mon père qui y fut invité en 1977  par le Professeur Miège  







et de voir, de si prés, ce très beau travail minutieux et précieux de collecte et d'entretien de plantes de diverses origines.


Mon admiration est grande pour toutes les personnes et personnalités qui y ont contribué....

Jardin botanique de Genève


Djibril Bâ

vendredi 13 mai 2011

Futures pépinières


Cette semaine a été un peu plus facile quant à l'alimentation en électricité aussi bien pour l'administration que pour la vie dans le jardin.




















Ce qui fait que nous pouvons à nouveau envisager l'agrandissement de nos pépinières grâce à l'arrosage qui redevient régulier. C'est que la saison devient de plus en plus chaude...


















Les mangues grossissent et promettent une belle récolte... Quant à nos cerises, elles font ployer les branches!






Djibril Bâ







mardi 3 mai 2011

La chronique du mardi du jardin botanique:le Momordica Charantia

Le Momordica Charantia

Cette plante fait partie de cette catégorie considérée comme de la mauvaise herbe la plupart du temps dans les jardins. Elle s’accommoderait, en effet, davantage de ces aires protégées plutôt que des prés à l’air libre, davantage de la saison sèche que de la saison humide…

C’est une liane très frêle qui donne des baies orange qui éclatent à maturité pour rejeter des graines sucrées d’un rouge extraordinaire. La plante, triturée, dégage une odeur nauséabonde. C’est en cela aussi qu’on l’utilise comme insecticide et contre la gale.

Il est coutume, en médecine traditionnelle, d’utiliser la plante entière pour des usages diversifiés par voie interne comme par voie externe.

On lui reconnaît des propriétés fébrifuges, vermifuges, antibiotiques/anti infectieuses, émétiques/purgatives, antirhumatismales. Nous pouvons y ajouter des propriétés gynécologiques.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur massar, nous la considérons comme une plante du diabète. Elle y est également utilisée, en association avec d’autres plantes, pour réguler la tension artérielle et contre le stress.

En raison des nombreuses restrictions rattachées à son usage, l’automédication avec cette plante est absolument proscrite.

Masse sall et Seydou Ka

vendredi 11 février 2011

Au laboratoire


Beaucoup de plantes, beaucoup de poussière de plantes. Tout le monde se met autour de la table et met en sachet, en bocal, en flacon....

L'Hôpital a dû commander des plantes, des poudres pour assurer la production. Yoro a reçu quelques très belles racines, feuilles, écorces du nord.





















Djibril Bâ

vendredi 10 décembre 2010

Travaux (suite)




Comme il est agréable, non seulement de voir, jour après jour, les changements d'un lieu, son embellissement, mais aussi le regain d'énergie que les changements induisent, la fierté dans les regards, la joie sur les visages!

Et puis, aussi, de pouvoir en rendre compte, presque "en direct" sur ce blog grâce à la technologie, à l'insertion des photos, à la diffusion sur la toile...

Le portail est pratiquement terminé. Ne restent que les indications à inscrire sur le grand panneau maintenant peint.







De loin, une signalisation en évidence, quand on vient de Keur Massar ou du Lac Rose, à plusieurs endroits.

De près, tout près, les murs parlent de ce qui se passe au delà de l'entrée: le langage de la rencontre des médecines, le langage de la santé par les plantes et celui de la médecine traditionnelle. Cheikh ne ménage pas sa peine pour rendre les murs explicites.
















C'est qu'elles sont partout, les plantes, à Keur Massar... Du petit baobab planté pour chaque tradipraticien à l'aloe vera au pied des marches de l'escalier qui monte à l'administration, chaque recoin du lieu recèle des merveilles. Sans parler, bien sûr, du jardin botanique. C'est pour cela que nous avons décidé, avec l'aide précieuse de Binta, de partager nos connaissances, chaque mardi, dans une chronique consacrée aux plantes présentes à l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar.



A tous ceux qui nous donnent régulièrement des retours encourageants, un grand merci!

Djubril Bâ



vendredi 17 septembre 2010

Relire Madame Parès (2)

Nous continuons de mettre en ligne les références ou les témoignages que plusieurs personnes nous transmettent sur les articles ou les interviews de Madame Parès. Merci à toutes et à tous pour vos apports.


Samedi 31 juillet 2010 , par Christian PORTAL

Nous apprenons avec tristesse la disparition d’Yvette Parès qui fut l’une de nos conférencières lors du colloque « Pour une médecine écologique ». Elle a été à l’origine d’une démarche en faveur des médecines traditionnelles que je ne cesserai pas de relayer.

Par son action, elle a rendu un service considérable à l’Afrique, bien plus considérable que tous les organismes d’aide et de soutien qui ne sont en fait que des entreprises néocoloniales. Le but n’est pas de substituer les connaissances ancestrales des peuples traditionnels par des techniques modernes mais bien de redonner la confiance et la fierté pour ces savoirs. Le principal problème rencontré est la confiance aveugle des peuples colonisés dans la technologie des « blancs » alors qu’ils disposent de connaissances prodigieuses.

Je forme le vœu que le travail, sans relâche, de notre amie Yvette Parès finisse par aboutir et que l’Afrique puisse se réapproprier son autonomie.




Plusieurs articles de Madame Parès sont à lire sur le site de Pour une médecine écologique (http://www.medecine-ecologique.info/?articles-d-yvette-pares):




- Médicaments: la pollution imprévue (27 juin 2009)

- Réflexions sur les programmes sanitaires mondiaux (5 avril 2009)

- Médecines vertes contre la grippe. Plantes médicinales et principes actifs (13 avril 2009)

- Vers une mondialisation bénéfique (4 septembre 2009)

- Ecologie et médecine par la santé, une âme pour l'Europe (26 septembre 2009)

- Quelle antibiothérapie pour demain? (6 octobre 2009)

- Médecine: les dérives survenues (6 octobre 2010)

- Médecine et respect de l'environnement (12 octobre 2010)

- Sida, incertitudes et problèmes thérapeutiques (20 octobre 2009)

- Un autre regard sur les médecins de famille (23 novembre 2010)


D'autres articles recoupant ou complétant les articles ci-dessus sont disponibles sur le site:

http://medecinesymphonique.wordpress.com

samedi 11 septembre 2010

Yvette Parès aux Editions Yves Rocher

Yvette Parès, l’une de nos auteurs, est décédée…

Yvette Parès, l’auteur entre autres de Médecine africaine, une efficacité étonnante, et plus récemment de Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine, vient de s’éteindre en paix. Nous déplorons son départ, elle qui fut une infatigable avocate des médecines traditionnelles (africaine en particulier) face à l’arrogance et aux échecs de la médecine occidentale. Nous rendons hommage à son œuvre, en particulier en créant l’hôpital de brousse de Keur Massar.

Nous vous invitons à lire ou à relire ses livres dont la philosophie nous interpelle profondément sur notre position, à nous autres occidentaux ; non pas dans une démarche d’accusation, mais de sensibilisation, de prise de conscience, et d’invitation à une fécondation métissée.

Je l’ai publiée car j’ai été touché par cette femme de cœur, sans me faire de grandes illusions sur la vente de son premier livre ; or il advint que Jacques Pradel lut son livre pendant ses vacances, eut aussi un coup de cœur et l’interviewa sur Europe 1, ce qui fit vendre près de 1 500 exemplaires !
Que son œuvre perdure !

Yves MICHEL, son éditeur.

Cet article a été publié par Yves Michel le Lundi 2 août 2010 sur http://www.yvesmichel.org

La médecine africaine : une efficacité étonnante

Le parcours d’une pionnière

Pr Yvette Parès


La médecine africaine : une efficacité étonnante
Yvette Parès arrive à Dakar en 1960. Chercheur en biologie et médecin, elle parvient la première à cultiver le bacille de la lèpre. Cependant les résultats obtenus auprès des malades la déçoivent.

Sa rencontre avec un grand maître guérisseur peul, Dadi Diallo, change profondément son regard sur la médecine occidentale. Elle découvre la puissance thérapeutique des plantes africaines : récolte, préparation, prescription. La différence est fulgurante : d’un côté une médecine occidentale qui engendre beaucoup de méfaits (germes résistants, maladies infectieuses plus coriaces, maladies nosocomiales …) et de l’autre, une utilisation efficace des plantes africaines, une parfaite structuration des traitements, et des résultats concrets !

La création de l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar réhabilite la médecine traditionnelle africaine. C’est cette fabuleuse aventure humaine qui nous est racontée. Et après 20 ans d’activité, un bilan apparaît : des résultats remarquables des traitements antilépreux ; prévention de la lèpre infantile, de différentes maladies infectieuses bactériennes, la tuberculose ; et aussi l’essor de la pharmacopée traditionnelle, la création d’associations de tradipraticiens …

« Notre souhait le plus profond est que ce témoignage porté sur la médecine traditionnelle africaine suscite de nouvelles conceptions et réalisations pour la santé du monde en mobilisant les savoirs, les intelligences et les cœurs dans un vaste mouvement planétaire. Ne serait-ce pas la meilleure des mondialisations ?».

Une expérience exceptionnelle qui ouvre de nombreux espoirs.

Yvette Parès a été professeur à l’Université de Dakar pendant 32 ans. Elle a dirigé l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar depuis 1980.

Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine

Pr Yvette PARES

perledefsite.jpg

Entourée de praticiens de la médecine traditionnelle africaine, Yvette Parès découvre la puissance thérapeutique des plantes contre certaines maladies, notamment la lèpre. Au milieu de la brousse sénégalaise, sa pratique s’éloigne définitivement de la science occidentale pour tout réapprendre des thérapeutes traditionnels, formés de génération en génération dans l’art de soulager et de guérir. Sous formes d’anecdotes, elle nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs : les rencontres, les bonheurs, mais aussi les difficultés auxquelles elle et son équipe ont été confrontés depuis la création en 1980 d’un Centre de Soins anti lépreux, devenu plus tard l’Hôpital Keur Massar. De la cueillette de noix de cajou dans un darkassou à l’invasion d’abeilles lors d’un repas dans la brousse sénégalaise, de la guérison de Petite Marguerite au patient mordu par un serpent, de la fête des ancêtres aux grenouilles orphelines, Yvette Parès dessine autant d’épisodes de la vie africaine pris sur le vif. Une introduction à la philosophie de vie des Africains. Une grande leçon d’humanité pour nous.

Yvette Parès, chercheuse au CNRS, docteur en sciences naturelles, microbiologiste, obtient son doctorat en médecine à l’Université de Dakar. Ses travaux scientifiques mettent en évidence les capacités des plantes réputées anti-lépreuses. Elle rencontre le grand maître Dadi Diallo qui lui fera découvrir la richesse de la médecine traditionnelle.


SIDA, de l’échec à l’espoir

Le regard d’une scientifique, médecin et tradipraticienne

Pr Yvette PARES

Le SIDA a progressé sans entrave depuis son émergence en 1981. Tous les plans d’action des pays occidentaux ont échoué; sa pharmacie industrielle aussi.

sida blog 1

Yvette Parès partage ses réflexions et observations, connaissant à la fois la médecine occidentale et la médecine traditionnelle du Sénégal. Elle dénonce succintement les traitements qui ont été mis au point par l’industrie pharmaceutiques, leurs dérives, leur manque de fiabilité à long terme, la désinformation, le marché du médicament et le patient devenu matériel humain, les conséquences de la maladie sur la vie économique et sociale des pays les plus atteints.

Ce constat d’échec ne doit cependant pas décourager nos efforts, ils doivent changer de cible et s’orienter vers la recherche de voies neuves et hardies s’ouvrant à des thérapies véritablement efficaces. Il ne s’agit pas de vue utopique mais de possibilités qui seraient à portée de nos mains si des obstacles nombreux ne venaient y faire barrage. Des résultats prometteurs déjà obtenus sont, à ce jour, délibérément ignorés par l’Occident.

Le chemin d’espoir serait d’ouvrir d’autres voies thérapeutiques, consistant, partout dans le monde et selon les flores locales, comme c’est déjà le cas au Sénégal, à élaborer des préparations medicamenteuses répondant aux exigences de la pandémie.

Yvette Parès, médecin, auteure de « La médecine africaine, une efficacité étonnante », a été professeur à l’Université de Dakar pendant 32 ans. Elle a dirigé l’Hôpital traditionnel de Keur Massar depuis 1980.