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samedi 10 août 2019

L'Extrait ABO



Goyave
Pain de singe

Nioul

Aujourdhui, présentons l'EXTRAIT ABO!

Il est composé des fruits du baobab, de ceux de la prune noire (nioul/Vitex doniana) et de ceux de la goyave.





Il est indiqué en appoint dans le traitement de l'anémie et de la diarrhée ainsi que dans le soulagement du foie. De plus, il est conseillé comme antitussif et déparasitant, donc de très bon aloi dans les maladies pédiatriques du fait de sa concentration en vitamines A, B et C et en magnésium notamment.
Les fruits du baobab, appelés également pain de singe, connaissent un regain de célébrité. On les présente comme super-aliment... Ils sont certes présents dans notre alimentation courante en tant que base du fameux ngalakh, repas de Pâques, du lakhou neuteuri, mais aussi en jus frais vendu un peu partout.


Sur le plan thérapeutique, c'est d'abord la forme curieuse de la graine qui interpelle en premier (rein ou foetus ?). Riches en viatmines B et C, les fruits de baobab sont indiqués dans le traitement des dermatoses, la diarrhée et les allergies.

Nous réprouvons toutefois la mode qui consiste à mélanger le jus des fruits de baobab avec du lait....
Les fruits du Vitex doniana sont riches en vitamines A, B et C. Très hautement périssables, ils sont réputés contre la fatigue, la diarrhée, les coliques et les parasitoses intestinales. Ils sont également sédatifs. Riche en vitamines A, B et C, la goyave est un stimulant, un diurétique et un antiallergique. Elle est aussi indiquée dans les cas de diarrhée et de parasitoses intestinales.

mardi 5 janvier 2016

La chronique du mardi au Jardin botanique : le Bombacopsis glabra



                                     LE CACAO SAUVAGE  

C'est une espèce très récemment introduite dans notre pays à notre connaissance. 

Son attrait actuel peut s’expliquer par son aptitude ornementale, se prêtant au culte du bonsaï, par sa capacité à régénérer le sol ainsi que son potentiel en biodiesel.

Ses feuilles luisantes, ses fruits, ses fleurs, son tronc renflé à la base, mou et spongieux ressemblent tous à celles du baobab (adansonia digitata) ou du fromager (ceiba pentadra)…


La différence avec ces espèces réside au niveau de sa croissance relativement rapide mais aussi de son feuillage persistant.

Assez résistant et facilement multipliable, le cacaoyer sauvage est un arbuste au tronc vert qui peut atteindre une bonne taille s’il est mis dans les conditions optimales : à l’abri du vent et du soleil direct, bien arrosé…

Châtaignier, noisetier, pistachier sont ses principaux surnoms qui tous se réfèrent à ces fruits, ses graines plutôt, au gout de cacahuètes ou de cacao qui peuvent se consomment crues, grillées ou bouillies. 


Cette pluralité de surnoms décontenancerait tout passionné devant les fleuristes qui le proposent, le confondant bien souvent, de plus, avec le cacaoyer.

L’espèce est dotée des propriétés médicinales dans les contrées d’où elle est originaire, en Amérique tropicale.

Elle y est réputée contre le diabète, les maux de tête, les maux de ventre ainsi que pour tonifier l’organisme (immunostimulant  ou aphrodisiaque ?), la toux et les furoncles.

La phytothérapie rapporte un certain effet anticancérigène de sa part tout en alertant sérieusement quant à la consommation humaine de son huile, ses noix par la même occasion.

Djibril BA

mardi 5 mai 2015

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Sterculia Setigera


LE STERCULIA SETIGERA



C’est une espèce typiquement forestière. On l’appelle le baobab rouge tant sa ressemblance avec le baobab est frappante.

L’espèce se distingue par son tronc rouge cylindrique spongieux se desquamant  en fines et larges plaques membraneuses translucides et, par ailleurs, traversé par de petites crevasses saillantes par lesquelles s’exsude de la gomme.

Une gomme qui comme les feuilles séchées et pulvérisées est un condiment alimentaire prisé et un bon liant qui fait l’objet d’un échange international soutenu.

C'est une espèce botanique qui est gravement menacée en zone sahélienne, notamment.

Le sterculia jouit aussi d’une bonne réputation du point de vue thérapeutique nonobstant les présupposés magiques qui fondent son usage en psychiatrie traditionnelle et ses autres emplois comme ferment, par exemple.


Ses écorces, ses feuilles, sa racine ou sa gomme sont utilisées à grande échelle pour leur vertu de défatigant, anti malarique, laxatif, diurétique, antibiotique, émollient, antiseptique, astringent et antidouleur.

On mentionne également son usage dans le traitement de maladies cardio-vasculaires et l’on vante tout aussi bien son efficacité dans le traitement de la tuberculose.


A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, le sterculia est une plante antilepreuse.

Djibril Ba

mardi 2 août 2011

La chronique du mardi au jardin botanique: le baobab


LE BAOBAB
On épiloguera sans doute pendant longtemps pour savoir à quoi tient la célébrité du baobab. L’Adansonia digitata, espèce forestière et fruitière, jouit, en effet, d’une renommée très étonnante. Si bien que la phytothérapie moderne s’y est intéressée.

Arbre à palabres, arbre sacré, réservoir d’eau, symbole, légende, totem, culinaire ou tout simplement plante médicinale, le baobab est tout à la fois. Il est aussi un arbre mémoire : il a même servi de cimetière !
Quid de son intérêt économique si l’on considère le commerce intense dont fait l’objet le jus de ses fruits ?


Cependant, au vu de la taille des arbres élus par les hommes, mais aussi compte tenu de l’extrême lenteur de sa croissance, il semble bien que ce soit l’homme qui soit allé vers le baobab et non le contraire.
Ce géant emblématique de la savane africaine qui ne laisse presque rien pousser sous son ombrage se présente souvent sous une forme obèse et ridée que lui confère sans doute son grand âge, qu’il est au demeurant très difficile d’estimer.
Son talon d’Achille ne réside que dans son bois mou et spongieux qu’il compense fort heureusement par une formidable capacité de cicatrisation. Une capacité qui éclaircit le mystère des bains d’écorces de baobabs infligés aux nourrissons ou enfants chétifs.
On en oublie sa régénération naturelle fortement compromise, malgré un pouvoir germinatif élevé des graines par la prédation dont les jeunes pousses sont victimes de la part des humains et des rongeurs. En effet, ces dernières ont à la base du système racinaire un tubercule particulièrement savoureux.
Pour notre part, ce qui est absolument étrange chez le baobab, c’est la forme de sa grainequi évoque tantôt le rein, tantôt le fœtus !



Toutes ses parties sont utiles. Cette utilité aux multiples facettes, la sécheresse et les terrassements urbains, font qu’il émarge dorénavant sur la liste des espèces très menacées.
Ainsi ses feuilles sont un condiment, ses fibres servent à confectionner des cordages et divers colifichets, ses fruits sont très appréciés, les coques des fruits chassent les termites et servent à faire du savon traditionnel…








En tant que plante médicinale, le baobab est l’arbre pharmacien par excellence. Aux grands arbres, les grandes vertus, disons-nous?
Le macéré de ses feuilles, sans doute à cause de sa viscosité, est réputé très bon défatiguant, laxatif émollient et anticoagulant.
Les racines sont fortifiantes. Les propriétés anti-inflammatoires de ses écorces sont très courues.
La pulpe des fruits est anti diarrhéique et favorise la lactation. L’amande des graines combat la stérilité et l’huile extraite des graines est utilisé en cosmétique….
… C’est dire à quel point le baobab occupe une place prépondérante dans les préparations médicamenteuses de l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar.
Djibril Bâ