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vendredi 25 mai 2018

Une nouvelle salle des maîtres pour l'Ecole Yvette Parès

Faire une photo de l'ensemble des élèves - quand l'effectif dépasse les 250 élèves - n'est pas chose aisée... Surtout en plein soleil de midi! C'est un peu brouillon, mais plein de joie, ces photos juste prises après "la photo sérieuse et tranquille"!







Les maîtres et les maîtresses sont beaucoup plus sérieux. C'est normal, ce sont de maîtres...












La salle des maîtres  est devenue une belle salle de réunion, dotée d'une bibliothèque qui est en train d'être classée entre matériel pour l'enseignement, matériel pédagogique et livres de lecture pour les élèves qui pourront bientôt venir lire en demi-groupe dans un coin de cette salle. 

Les professeurs peuvent maintenant venir y travailler pendant les pauses. Il y a une belle grande table et de nombreux fauteuils.

Et puis, il y a le coin "Bureau du directeur" où Cheikh reçoit les parents d'élèves.



Il nous reste encore des améliorations à apporter avant la rentrée prochaine:
  • enlever les grosses pierres qui parfois remontent à travers le sable devant le bâtiment du préscolaire (et qui peuvent faire chuter les enfants ou les passants puisque le chemin a un droit de passage).
  • nettoyer et repeindre les pupitres récupérés de l'Ecole des Maristes qui nous a fait ce grand cadeau
  • faire le carrelage de trois salles du préscolaire et refaire la peinture de ces trois salles de classes
  • continuer l'enrichissement de la bibliothèque
  • améliorer le soin à l'environnement par un ramassage systématique et un tri des déchets (gros souci au Sénégal...)
Mais chaque chose en son temps...



mardi 26 septembre 2017

Une nouvelle école toute rénovée....

 Tout se met tranquillement en place à l'école pour la prochaine rentrée scolaire qui aura lieu le 9 octobre. 


Les peintures intérieures et extérieures sont terminées et offrent au regard un bel environnement calme et doux. 












De grands tableaux flambants neufs n'attendent que la craie du maître ou de la maitresse pour s'animer  devant les yeux des enfants.

Le carrelage au sol, lui aussi, est apaisant et semble être impatient de recevoir les nouveaux pupitres qui sont déjà arrivés.
Les volets sont peints avec soin et laissent passer la lumière. Les grilles aux fenêtres ont bel et bien disparu.


Les prochaines photos seront les salles de classe avec pupitres. 

D'ores et déjà, une grande collecte de livres scolaires et de livres de culture générale se met en place en Suisse et en France - dans des sacs ou valises de 23 kilos - pour être acheminés vers la bibliothèque de Keur Massar qui verra le jour prochainement. Nous vous en reparlerons. 

Si des lecteurs ou lectrices de ce blog ou de la page FB ont des valises ou sacs (pouvant contenir ce poids) à donner (région Vosges/Alsace ou Genève), nous sommes volontiers preneurs! Nous contacter en commentaire ou en message sur htkm61@hotmail.com... Un grand merci! De même, si des voyageurs en direction du Sénégal au départ de Genève ont envie de transporter un bagage de matériel scolaire vers Dakar pour équiper l'école (le bagage sera tout prêt!), nous en serons très reconnaissants...

lundi 10 juillet 2017

10 juillet 2010 - 10 juillet 2017


Cela fait 7 ans que la Professeur Yvette Parès, fondatrice de l'Hôpital Traditionnelle de Keur Massar, a quitté ce monde après avoir grandement oeuvré auprès des lépreux et des populations défavorisées. Et cela en croyant en la Rencontre des Médecines (ONG qu'elle a fondée) et en particulier en la médecine traditionnelle africaine.










Malgré les difficultés que l'Hôpital rencontre - puisqu'il ne reçoit aucune aide ou subvention de l'Etat - malgré la non reconnaissance de la médecine traditionnelle fondée sur les plantes, le lieu, non seulement a maintenu son activité et ses emplois, mais a su rénover, entreprendre et améliorer l'état de ses bâtiments, la recherche sur de nouvelles maladies, agrandir son école, la production 
de nouveaux traitements, créer le jardin botanique, recevoir des stagiaires, etc.

Gratitude au Professeur Parès pour son travail et son engagement au Sénégal









mardi 20 juin 2017

Maladie de Lyme

Guérir de Lyme : au-delà des antibiotiques (par Judith Albertat)

Pourquoi certains malades guérissent et d’autres pas ?

Les antibiotiques ont leurs limites, et la solution pourrait venir de notre environnement immédiat.

La borrélie, redoutable bactérie responsable de la borréliose de Lyme transmise par les tiques, existe depuis plus de 300 millions d’années. Elle a été retrouvée sur le cadavre Ötzi, âgé de 5300 ans.

L’homme des glaces avait donc une borréliose de Lyme, mais était aussi et déjà allergique au gluten, intoxiqué aux métaux lourds/toxiques, et avait des plaques d’athérosclérose : rien de bien nouveau par rapport à nous, mais ce n’est pas cela qui l’a fait mourir.

La borréliose de Lyme se transmet aussi par voie materno-fœtale. Peut-être aussi par voie sexuelle, suggère une étude publiée en janvier 2014. Une suspicion de transmission par transfusion sanguine existe également, des études le suggèrent – même si elles sont controversées.

A ce stade, ne pourrait-on pas émettre l’hypothèse que tous les êtres humains sur Terre sont aujourd’hui porteurs de borrélies, sous forme dormante principalement ? Rien que de plus plausible et normal, notre corps abritant bien plus de bactéries qu’il ne contient de cellules !


Cette contamination naturelle à l’échelle mondiale par la borrélie, chez les humains, est également évoquée par le Professeur Luc Montagnier dans une interview du 2 mars 2012.


«Il faut savoir que dans 95% des cas, quand on a été en contact avec cette bactérie, on guérit seul», explique le Dr François Goehringer, praticien hospitalier et responsable du Service de prise en charge des malades de Lyme au CHU de Nancy. »

De fait, le Pr Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire Raymond-Poincarré de Garches et auteur de l’ouvrage La Vérité sur la maladie de Lyme pense que certaines personnes « peuvent éliminer la bactérie naturellement grâce à leur système immunitaire ».

Pourquoi certains ne guérissent-ils pas et doivent être traités ?


Le recueil des retours d’expérience de nombreux malades traités par une antibiothérapie à long terme ou d’une « antibiothérapie pulsée » montre, en très grande majorité, une nette amélioration de leur état de santé.

Amélioration de l’ordre de 60% à 80% pour 80 à 92% des malades selon les dires des médecins. Mais ces améliorations ne perdurent dans le temps que grâce à la récurrence des traitements anti-infectieux – principalement des antibiotiques. Sans ces traitements, les rechutes surviennent tôt ou tard : pour ainsi dire, les malades qualifiés « chroniques » ne peuvent pas vivre sans traitement.
  • La piste environnementale
Le point commun entre Lyme et d’autres pathologies chroniques lourdes à composante infectieuse ne serait-il pas notre «environnement toxique»?

Il est intéressant de se pencher sur d’autres maladies dont le nombre ne cesse d’augmenter à l’heure actuelle: le syndrome de fatigue chronique ; la fibromyalgie ; l’autisme (enfants également infectés, pour certains, par la borrélie et d’autres pathogènes communément retrouvés chez les malades de Lyme) ; les TDA/H ; la schizophrénie ; le cancer ; les maladies auto-immunes ; les maladies neurodégénératives …. On déplore une explosion de ces maladies pour lesquelles la recherche dépense des milliards.

Si une piste infectieuse est parfois identifiée dans ces maladies, associée à des troubles métaboliques et certainement un facteur génétique, s’est-on penché sur un point qui fait toute la différence entre les années 2000 et les années 1900 ? A-t-on cherché à savoir quelle part jouait notre environnement désormais totalement pollué, dans l’émergence de ces maladies (infectieuses) chroniques ? En particulier :

- utilisation à outrance d’additifs et de pesticides tant dans la nourriture que dans les médicaments ou les produits domestiques courants, sans oublier bien sûr l’agriculture intensive ;

- utilisation massive de perturbateurs endocriniens ;
pose et dépose d’amalgames dentaires au mercure, étain, argent ;

- présence de métaux lourds dans notre alimentation quotidienne (y compris celle des bébés) ;
S’est-on posé la question de savoir si la persistance de ces affections ne serait pas due à cet environnement toxique dans lequel nous vivons ?


  • Reconstruire la santé
Chez les malades, c’est la même mobilisation. Ceux qui ont passé de très nombreux mois ou même des années à prendre des antibiotiques sans arriver au final à dépasser un certain niveau d’amélioration, sans pouvoir envisager de quitter ces traitements lourds aux conséquences à long terme mal connues, prennent parfois les choses en main.

Et se posent d’autres questions :

qu’ai-je omis de prendre en compte dans mon traitement pour que je n’aie pas plus d’amélioration – voire, pour que je revienne exactement au même stade de la maladie qu’il y a 4, 5, 6 ans ?

Mon médecin ne me propose plus que d’augmenter encore les doses d’antibiotiques, ou finit par baisser les bras, impuissant à m’aider, me laissant dans l’impasse : comment sortir de là ?


Ces malades se mettent à alors à chercher des réponses. Et découvrent que nous hébergeons dans notre corps en bonne santé, plus de bactéries que de cellules : on ne peut tout de même pas être stérilisés pour se défaire d’une maladie de Lyme !


Ces « malades-investigateurs » découvrent alors la physiologie, les processus métaboliques, le système immunitaire, le problème des moisissures et des mycotoxines, l’émission d’endotoxines dans notre intestin, le rôle fondamental du foie, le rôle de notre tractus digestif qui commence dans la bouche, l’impact de notre environnement externe pollué sur notre environnement interne, la destruction lente mais réelle de leur « terrain » !


Ils découvrent aussi la nutrition et la nutrithérapie : très vite, ces malades deviennent des experts et prennent leur santé en main. Peu à peu, ils entreprennent non pas de soigner la maladie… mais de reconstruire la santé.


Dans ce contexte d’extrême pollution actuelle, ne semble-t-il pas désormais nécessaire de reconsidérer plus largement la forme chronique de la maladie de Lyme - ainsi que certaines maladies infectieuses émergentes chroniques - et de les rapprocher étroitement de notre environnement ? Les témoignages et études scientifiques abondent, qui apportent un éclairage nouveau sur le lien entre ces pathologies et le monde dans lequel nous vivons.


Le mal profond de ces infections chroniques froides qu'avec tant d'effort nous cherchons à comprendre et à surmonter, propose désormais de développer notre esprit d’éveil ainsi qu’une perception plus profonde de la nature humaine.

mercredi 11 juin 2014

La maladie de Lyme

Chers amis qui suivez ce blog, voici un lien du documentaire que Chantal Perrin a consacré à la Maladie de Lyme. Excellent documentaire dont une partie concerne le Sénégal.

Et le livre de Madame Albertat sur le même sujet!

Djibril Bâ

dimanche 29 avril 2012

Présence de HTKM (2) : Salon du Livre de Genève


 Lors du Salon du Livre qui vient de ce terminer ce dimanche à Genève, sous l'immense baobab qui recouvre les stands du Salon africain, un stand est consacré à la médecine traditionnelle africaine, tenu par l'Association genevoise "Traditions et Médecine".


















Cette Association a pris l'initiative de faire éditer un "Dictionnaire et Monographies multilingues du potentiel médicinal des plantes africaines".


Sur le stand de Traditions et Médecine, les nouveaux dépliants qui présentent Keur Massar ou les traitements disponibles sont en bonne place.


















Geneviève Baumann

samedi 11 septembre 2010

Yvette Parès aux Editions Yves Rocher

Yvette Parès, l’une de nos auteurs, est décédée…

Yvette Parès, l’auteur entre autres de Médecine africaine, une efficacité étonnante, et plus récemment de Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine, vient de s’éteindre en paix. Nous déplorons son départ, elle qui fut une infatigable avocate des médecines traditionnelles (africaine en particulier) face à l’arrogance et aux échecs de la médecine occidentale. Nous rendons hommage à son œuvre, en particulier en créant l’hôpital de brousse de Keur Massar.

Nous vous invitons à lire ou à relire ses livres dont la philosophie nous interpelle profondément sur notre position, à nous autres occidentaux ; non pas dans une démarche d’accusation, mais de sensibilisation, de prise de conscience, et d’invitation à une fécondation métissée.

Je l’ai publiée car j’ai été touché par cette femme de cœur, sans me faire de grandes illusions sur la vente de son premier livre ; or il advint que Jacques Pradel lut son livre pendant ses vacances, eut aussi un coup de cœur et l’interviewa sur Europe 1, ce qui fit vendre près de 1 500 exemplaires !
Que son œuvre perdure !

Yves MICHEL, son éditeur.

Cet article a été publié par Yves Michel le Lundi 2 août 2010 sur http://www.yvesmichel.org

La médecine africaine : une efficacité étonnante

Le parcours d’une pionnière

Pr Yvette Parès


La médecine africaine : une efficacité étonnante
Yvette Parès arrive à Dakar en 1960. Chercheur en biologie et médecin, elle parvient la première à cultiver le bacille de la lèpre. Cependant les résultats obtenus auprès des malades la déçoivent.

Sa rencontre avec un grand maître guérisseur peul, Dadi Diallo, change profondément son regard sur la médecine occidentale. Elle découvre la puissance thérapeutique des plantes africaines : récolte, préparation, prescription. La différence est fulgurante : d’un côté une médecine occidentale qui engendre beaucoup de méfaits (germes résistants, maladies infectieuses plus coriaces, maladies nosocomiales …) et de l’autre, une utilisation efficace des plantes africaines, une parfaite structuration des traitements, et des résultats concrets !

La création de l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar réhabilite la médecine traditionnelle africaine. C’est cette fabuleuse aventure humaine qui nous est racontée. Et après 20 ans d’activité, un bilan apparaît : des résultats remarquables des traitements antilépreux ; prévention de la lèpre infantile, de différentes maladies infectieuses bactériennes, la tuberculose ; et aussi l’essor de la pharmacopée traditionnelle, la création d’associations de tradipraticiens …

« Notre souhait le plus profond est que ce témoignage porté sur la médecine traditionnelle africaine suscite de nouvelles conceptions et réalisations pour la santé du monde en mobilisant les savoirs, les intelligences et les cœurs dans un vaste mouvement planétaire. Ne serait-ce pas la meilleure des mondialisations ?».

Une expérience exceptionnelle qui ouvre de nombreux espoirs.

Yvette Parès a été professeur à l’Université de Dakar pendant 32 ans. Elle a dirigé l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar depuis 1980.

Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine

Pr Yvette PARES

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Entourée de praticiens de la médecine traditionnelle africaine, Yvette Parès découvre la puissance thérapeutique des plantes contre certaines maladies, notamment la lèpre. Au milieu de la brousse sénégalaise, sa pratique s’éloigne définitivement de la science occidentale pour tout réapprendre des thérapeutes traditionnels, formés de génération en génération dans l’art de soulager et de guérir. Sous formes d’anecdotes, elle nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs : les rencontres, les bonheurs, mais aussi les difficultés auxquelles elle et son équipe ont été confrontés depuis la création en 1980 d’un Centre de Soins anti lépreux, devenu plus tard l’Hôpital Keur Massar. De la cueillette de noix de cajou dans un darkassou à l’invasion d’abeilles lors d’un repas dans la brousse sénégalaise, de la guérison de Petite Marguerite au patient mordu par un serpent, de la fête des ancêtres aux grenouilles orphelines, Yvette Parès dessine autant d’épisodes de la vie africaine pris sur le vif. Une introduction à la philosophie de vie des Africains. Une grande leçon d’humanité pour nous.

Yvette Parès, chercheuse au CNRS, docteur en sciences naturelles, microbiologiste, obtient son doctorat en médecine à l’Université de Dakar. Ses travaux scientifiques mettent en évidence les capacités des plantes réputées anti-lépreuses. Elle rencontre le grand maître Dadi Diallo qui lui fera découvrir la richesse de la médecine traditionnelle.


SIDA, de l’échec à l’espoir

Le regard d’une scientifique, médecin et tradipraticienne

Pr Yvette PARES

Le SIDA a progressé sans entrave depuis son émergence en 1981. Tous les plans d’action des pays occidentaux ont échoué; sa pharmacie industrielle aussi.

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Yvette Parès partage ses réflexions et observations, connaissant à la fois la médecine occidentale et la médecine traditionnelle du Sénégal. Elle dénonce succintement les traitements qui ont été mis au point par l’industrie pharmaceutiques, leurs dérives, leur manque de fiabilité à long terme, la désinformation, le marché du médicament et le patient devenu matériel humain, les conséquences de la maladie sur la vie économique et sociale des pays les plus atteints.

Ce constat d’échec ne doit cependant pas décourager nos efforts, ils doivent changer de cible et s’orienter vers la recherche de voies neuves et hardies s’ouvrant à des thérapies véritablement efficaces. Il ne s’agit pas de vue utopique mais de possibilités qui seraient à portée de nos mains si des obstacles nombreux ne venaient y faire barrage. Des résultats prometteurs déjà obtenus sont, à ce jour, délibérément ignorés par l’Occident.

Le chemin d’espoir serait d’ouvrir d’autres voies thérapeutiques, consistant, partout dans le monde et selon les flores locales, comme c’est déjà le cas au Sénégal, à élaborer des préparations medicamenteuses répondant aux exigences de la pandémie.

Yvette Parès, médecin, auteure de « La médecine africaine, une efficacité étonnante », a été professeur à l’Université de Dakar pendant 32 ans. Elle a dirigé l’Hôpital traditionnel de Keur Massar depuis 1980.