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mardi 1 mars 2011

La chronique du mardi au jardin botanique: le Maytenus senegalensis

LE MAYTENUS SENEGALENSIS

Cette plante épineuse se présente sous forme de buissons touffus, toujours verts et fort souvent auréolés de très belles fleurs blanches. Un vrai poème végétal, pour tout dire!

Elle est très présente dans les zones du littoral et dans la vallée du fleuve Sénégal. C’est ainsi qu’elle est très commune dans la région de Dakar et donc aux environs de Keur Massar.

Dans le jardin de l’Hôpital, nous la trouvons particulièrement envahissante !


Au centre du Sénégal, dans le bassin arachidier, elle se fait excessivement rare. La faute, cette fois-ci, en incombe exclusivement à sa surexploitation par l’homme en raison du fait des vertus magiques qui lui sont prêtées et d’après lesquelles le paysan ou le chasseur recourt à elle pour une bonne moisson ou chasse.



Mais encore, le Maytenus est une plante très réputée dans la pharmacopée sénégalaise. Aussi bien pour ses vertus curatives que préventives.

En outre, elle fait partie des plantes antipaludéennes.

Enfin, la plante est un matériau essentiel des pédiatres traditionnels; elle est essentiellement rattachée aux soins de la mère et de l’enfant.

Il n y a qu’un pas à franchir pour la qualifier de panacée, n’est-ce-pas ? En tout cas, c’est dans cette logique que s’inscrit son emploi à l’hôpital traditionnel de Keur Massar!

Toutes ses parties sont utilisées : ses feuilles, ses fruits, ses écorces et ses racines.



Les maladies dans les traitements desquelles elle est convoquée principalement ou subsidiairement sont tout aussi nombreuses : maladies des yeux (et leur prévention), affections gingivo-bucco-dentaires, toux, diarrhée, ictère, troubles menstruels et coliques.

On lui reconnaît principalement les propriétés suivantes : vomitif, tonique, anti-inflammatoire et fébrifuge.

La phytothérapie l’a révélée comme une plante du diabète.


Djibril Bâ

mardi 7 décembre 2010

La chronique du mardi au jardin botanique: le jujubier



Le jujubier
Le jujubier - de son nom scientifique "zizyphus mauritiana" - est à juste raison considéré comme l’une des identités remarquables de la pharmacopée sénégalaise. En effet, il n’existe pas un tradipraticien qui ne l’utilise au regard des multiples propriétés qu’on lui prête.



C’est une espèce forestière fruitière qui se présente le plus souvent sous forme d’arbuste épineux, mais, dans les zones pastorales où elle est gravement menacée, on n’y retrouve que de rares spécimens localisés essentiellement dans les bas-fonds, sous forme de grands arbres. Parmi les causes de cette menace, on peut citer le surpâturage, la surexploitation ou encore la sécheresse.



C’est qu’homme et bêtes se disputent son utilité. Outre ses propriétés médicinales, l’homme use des branches pour constituer des haies pour les champs durant l’hivernage. Ses fruits sont des baies sucrées comestibles, une friandise non seulement appréciée des hommes, mais aussi des chèvres et des chacals.

C’est un arbuste réputé sacré chez les musulmans en particulier. Le prophète Mohamed (psl)la consacre "Prince des arbres" et le Coran fait allusion au Jujubier du Terme (sidratoun mountaha).

Il est de coutume de l’ajouter à toute préparation médicamenteuse afin d’en multiplier les vertus.



Ses écorces, feuilles et fruits sont invariablement utilisés contre la maigreur (surtout chez les enfants), les maux de ventre, les dermatoses et diverses infections sans oublier ses propriétés résolutives (contre les enflures, les ganglions). On mentionne également de plus en plus ses propriétés anticancéreuses, suite à des recherches menées en Inde.

Djibril Bâ