mardi 16 décembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : Le Bougainvillier


LE BOUGAINVILLIER



Liane ou arbuste grimpant, cette espèce tropicale épineuse essentiellement renommée pour sa qualité ornementale s’expose en nombreuses variétés.


La variété la plus connue, celle à feuilles plus petites et aux fleurs mauves, a pour nom latin Bougainvillea spectabilis.


Ses petites fleurs blanches sont entourées de fines membranes aux couleurs variables : rouge, mauve, orange, jaune, blanc, rose… 


Sa taille régulière peut lui faire embrasser toutes les formes désirées.


La renommée du bougainvillier était telle qu’il y a peu, avant que le béton ne prenne ses aises, on ne pouvait concevoir de façades de villas sans lui.

Très résistant, feuillage touffu, épines acérées, floraison continue, fleurs éclatantes, il offrait en effet une haie multi usages…


Mais aussi avant que le génie génétique ne s’en mêle pour offrir des spécimens kaléidoscopiques croisés très originaux en guise de plantes d’appartements.



En tant que plante médicinale, on préconise son emploi contre les irritations de la gorge et inflammations des cordes vocales.

A l’Hôpital Traditionnel de Meur Massar, le bougainvillier ne fait l’objet d’aucun usage thérapeutique.


Djibril Ba


mardi 9 décembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : Le Jambosier


    
LE  JAMBOSIER

Son nom latin est le Syzigium cumini. C’est une espèce fruitière tropicale introduite.

Il se présente comme un arbre de grande taille, à la belle silhouette, au feuillage exubérant et luisant, à l’écorce lisse et grisâtre et fleurs blanches.

Facilement multipliable par semis des graines ou bouturage, il est considéré comme espèce envahissante. 

Son fruit aromatisé, un globe rouge clair puis foncé à maturité, est très prisé, cru ou cuit. Il est considéré en Inde comme un fruit des dieux. On ne manquera pas d'établir un parallèle avec l'avocat !

L’essence de ses feuilles est très prisée en parfumerie.

Réputé par sa longévité exemplaire, il est une plante médicinale traditionnelle dans ses contrées d’origine.



Astringent, diurétique, anti diarrhéique , il est particulièrement indiqué contre l’asthme, le diabète, les rétention d’urine, les coliques, les gaz intestinaux, les aphtes, les dermatoses et l’hypertension.
 
En traitement externe, il est utilisé contre les aphtes, la teigne et les dermatoses.

Les racines sont  toutefois vénéneuses.




Il subsiste, en fait, en deux variétés dont l’autre est le jambosier rouge (Syzigium malacense) aux fleurs et fruits très rouges.


Djibril BA

mardi 2 décembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Cafeier


LE CAFEIER

C’est l’une des spéculations tropicales majeures de notre temps à cause de la fameuse boisson obtenue après torréfaction de ses graines, le café, ainsi que les nombreuses autres formes telles que glace, liqueur, pastilles… Il partage avec la canne à sucre la triste fortune de la plante dont l’expansion aura le plus coûtée à l’humanité…

Deux variétés, le coffea canephora (dit robusta) et le coffea arabica, sortent du lot de sa grande diversité.

Le coffea canephora, plus rustique, est moins exigeant en matière de soins mais requiert plus d’eau.  Il est beaucoup plus facile à produire mais reste moins bien apprécié d’un point de vue aromatique. Il est assimilé à un café bas de gamme malgré sa concentration plus élevée de caféine.

La variété arabica, plus chère, est considérée comme un café naturellement semi-décaféiné.

Espèce cultivée, le caféier subsiste essentiellement en arbuste du fait de ses nombreuses tailles dans les plantations.  La plante peut produire sur une durée de temps relativement très longue, jusqu’à 80 ans. 

Le caféier est une plante très résistante, toujours verte avec des feuilles plissées et luisantes. Sa floraison blanche est très odorante.  Ses fruits sont des globules rouges à maturité qui renferment une ou deux graines.

Breuvage excitant très réputé, objet d’un commerce très intense, le café, dès lors, déchaine les passions thérapeutiques à travers plusieurs études qui ont cherché à établir une corrélation entre la consommation du café et divers paramètres de santé tels que la réduction de la mortalité, faible incidence du diabète de type 2, prévention des dégâts cellulaires, de calmant la douleur… et contre-études qui alertent très sérieusement contre ses méfaits telle que la recrudescence de certains cancers et des troubles gastriques, des problèmes oculaires et cardiaques, des risques d’avortement et d’appauvrissement de la qualité du sommeil.

Mais s’il doit exister un consensus c’est bien que le café "noir comme le diable, chaud comme l’enfer, pur comme un ange et doux comme l’amour", selon le mot de Talleyrand, est une boisson alimentaire tonique aussi bien physique et physiologique qu’intellectuelle. Il est indiqué contre la fatigue, l’hypotension et la bradycardie.

Alors il ne reste plus que des considérations multiformes de sensibilité et de confiance vers cet équilibre toujours précaire entre cœur et raison !

Cette polémique n’occulte pas, outre mesure, les nombreux bienfaits traditionnellement rattachés au caféier notamment contre les migraines, la fièvre, la diarrhée, l’asthme. La tisane des feuilles est réputée aussi emménagogue.

Djibril Ba