mardi 18 novembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : Le Jatropha Multifida



LE JATROPHA MULTIFIDA

C’est une espèce tropicale plutôt introduite en tant que plante ornementale chez nous, au Sénégal. Il se présente sous la forme d’un arbuste longiligne au tronc fragile.

Autrement dénommé arbre corail,  il se remarque par la coupe magnifique de ses feuilles ainsi que sa belle floraison rouge de laquelle émerge des fruits oblongs d’un très beau jaune à maturité et non comestibles.

Comme la plupart des jatropha, il dispose d’un latex incolore et gluant, facilement multipliable avec une tendance envahissante par graines ou par bouturage et son seuil de toxicité (graines et latex) est très bas. 

On signale toutefois la comestibilité de ses jeunes feuilles dans ses contrées d’origine en Amérique Centrale notamment.

On lui crédite, par ailleurs, de beaucoup de vertus thérapeutiques antifongiques et antibactériennes notamment.

Son latex est indiqué contre les dermatoses et autres affections de la peau (prurit, eczéma, furoncle).

Ses graines sont réputées purgatives.

A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, le jatropha multifida n’est pas utilisé.

Djibril Ba

mardi 11 novembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Sapindus


LE SAPINDUS MUKOROSSI 

C’est une espèce introduite qui se présente plutôt comme arbre de cour, de fort bel aspect.  

C’est un arbre très résistant, à la croissance lente et qui s’acclimate facilement. Est ce l’explication de son large essaimage sous différentes variétés ?

Il est renommé depuis toujours comme arbre à savon du fait de ses fruits appelés coques à lavage.

Ces coques contiennent de la saponine et peuvent être utilisées dans une machine à laver.

L’arbre connaît ainsi un nouveau regain d’intérêt du point de vue écologique du fait du pouvoir détergent de sa lessive réputé non agressif de l’environnement.



Au Sénégal, cependant, le sapindus est plutôt estimé en raison de la qualité de ses  graines (dures, noires et brillantes) très prisées pour confectionner des chapelets.

Dans les pharmacopées de ses pays d’origine, on lui prête des propriétés d’expectorant, émétique, contraceptif, antiépileptique, cicatrisant et anti-inflammatoire.

Il est indiqué contre les migraines, la teigne et les dermatoses. On l’y emploie également pour éloigner les mauvais esprits.




La phytothérapie moderne le révèle comme anticancéreux.

A l’hôpital traditionnel de Keur Massar, le sapindus est indiqué comme hypocholestérolémiant. 

Djibril Ba

mardi 4 novembre 2014

La chronique du Mardi au Jardin botanique : l'Arachide


L'ARACHIDE

De son nom scientifique, Arachis hypogea, l'arachide est une plante tropicale très largement cultivée. Aussi, en dénombre-t-on moult variétés... 15 000, selon certaines sources ! 

Elle se présente sous forme d'une herbe dressée, germant facilement.

En croissant, ses rameaux développent des radicelles qui se fichent en terre où se forment après la floraison ses fruits, des gousses allongées et cylindriques contenant une, deux, trois ou quatre graines.

L'arachide est une speculation majeure de notre temps notamment pour ses graines oléagineuses. On tire de la graine, de manière artisanale ou industrielle, de l'huile à destination culinaire et cosmétique.
 
La graine est consommée bouillie ou grillée, entière ou pulvérisée, sèche, rôtie ou fraîche, salée ou sucrée, en pâte ou en jus. 

Les tourteaux obtenus après trituration des graines sont un condiment fort apprécié pour hommes et bêtes et sa paille sert de fourrage. 

Les coques obtenues après decortiquage sont utilisées à la fois comme engrais et comme combustible. 

Autant dire que tout est bon chez l'arachide !

On comprend, dès lors, que l'arachide passe davantage comme espèce alimentaire aux multiples vertus ( énergétique, nutritive) que comme espèce médicinale. 

La graine est localement employée contre l'azospermie, l'agalactie et la stérilité. 

La phytothérapie moderne la considère comme immunostimulante, préventif des maladies cardio-vasculaires, des calculs biliaires, du diabète  et de la maladie d'Alzheimer. Elle réduirait egalement le risque de certains cancers !

Il est à noter, enfin, que l'arachide est un des principaux allergènes dans le monde.

Djibril Ba

mardi 28 octobre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique: l'Indigofera tinctoria

L'INDIGOFERA TINCTORIA


C'est un arbrisseau dressé et touffu, aux branches retombantes, arbrisseau qui se retrouve sur sols argileux ou aux abords des marigots. 

Il se distingue par une fine tige noirâtre très ramifiée et des feuilles au vert sombre, rondes et menues.

Ses fruits en grappes sont de minuscules gousses longilignes, pubescentes et arquées. 

La particularité de la plante est qu'elle est une source séculaire d'indigo. Elle permet en effet depuis très longtemps d'obtenir tous les tons de bleu pour la teinture des habits en particulier.

Cette importance accordée à l'indigo plonge dans les racines du temps et reste toujours actuelle au point que dans certaines contrées, l'on peut dire qu'à défaut d’être cultivé, sa régénération continue d’être entretenue par l’épandage des graines en début d'hivernage.


Son importance est telle qu'elle a fini par occulter les propriétés thérapeutiques de la plante qui est cependant utilisée en médecine traditionnelle.


On l'indique ainsi dans le traitement des coliques néphrétiques et abdominales.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, l'indigotier est une plante antilépreuse.

Djibril Ba







mardi 21 octobre 2014

la Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Crossopterix Febrifuga

LE CROSSOPTERIX FEBRIFUGA


Le Crossopterix est une espèce typiquement forestière.
Il se présente sous la forme d'un arbre moyen touffu des zones humides avec un tronc sombre écailleux et des feuilles souples et incurvées en forme de cuillère, rugueuses au toucher.

C'est une espèce médicinale spécialement indiquée en pédiatrie en tant que fortifiant, fébrifuge, vermifuge, antipaludéen, cicatrisant, antiseptique, antiallergique  et antidiarrhéique.  








On l'indique également contre les règles douloureuses, les convulsions.. dans le traitement des maladies mentales ainsi que la stérilité et comme antidote.



Il est également réputé être un très bon antidouleur, comme à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, très fréquemment utilisé contre les névralgies, les gingivites, les troubles gastriques, les infections pulmonaires, les troubles hépatiques, les maladies uro-génitales et problèmes cardiaques.







On emploie ses feuilles, racines, écorces et fruits.

Enfin, le crossopterix surnommé "quinquinia des chèvres"passe également pour poison d'ordalie. 

Djibril Ba

mardi 14 octobre 2014

La Chronique du Mardi au jardin Botanique : L'Epi Bleu

L'EPI BLEU




Egalement appelé verveine bleue, son nom scientifique est stachytarpheta jamaicensis.

C’est une herbe dressée à tendance arborescente, introduite comme essence ornementale avec une feuillaison permanente et une floraison bleue remarquable.  


Elle est très résistance et relativement envahissante. Elle garde toute son exubérance quand elle est régulièrement taillée. 

Pas du tout aromatique, elle est cependant confondue, du moins dans ses usages et ses propriétés, avec la verveine officinale d’Europe qui est souvent proposée dans les rayons des grandes surfaces sous la forme d'infusettes. 

L’infusion des feuilles de la plante passe pour être tonique, dépurative, antianémique, purgative et sédative.


On lui reconnaît également être antiasthmatique, antiseptique et cicatrisante. 

A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, la tisane des feuilles et fleurs est renommée pour ses propriétés digestive et antispasmodique.


                                                            Djibril Ba

mardi 7 octobre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : l'Hibiscus Esculentus

L'HIBISCUS ESCULENTUS



Plus connu sous le nom de gombo, l'hibiscus esculentus est une une plante cultivée, très largement répandue à travers le monde. 

Il se presente en herbe à longue tige dressée velue assez épaisse et dotée de larges feuilles rugueuses, urticantes.

Ses fleurs ont une  forme de calice, les pétales en sont jaune et le fond mauve foncé.  

La plante reste célèbre davantage pour son fruit de forme conique et à la chair visqueuse et qui, sec ou frais, est un légume de grande consommation.  

Le gombo fait l'objet, en outre, d'un grand culte thérapeutique tant et si bien qu'il n'est pas exagéré de le considérer comme une plante fétiche notamment pour les femmes enceintes au terme de leur grossesse ou pour les enfants en bas age. Comme fébrifuge, antidouleur...

On emploie toutes les parties de la plante aussi bien par voie interne que par voie externe.

On lui reconnaît principalement les vertus d'émollient et de digestif comme à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar.

Ailleurs, il est indiqué dans les soins bucco-dentaires, des dermatoses, des entorses, contre les infections vénériennes et parasitoses intestinales ou encore la tuberculose. 

Djibril Ba