mardi 28 octobre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique: l'Indigofera tinctoria

L'INDIGOFERA TINCTORIA


C'est un arbrisseau dressé et touffu, aux branches retombantes, arbrisseau qui se retrouve sur sols argileux ou aux abords des marigots. 

Il se distingue par une fine tige noirâtre très ramifiée et des feuilles au vert sombre, rondes et menues.

Ses fruits en grappes sont de minuscules gousses longilignes, pubescentes et arquées. 

La particularité de la plante est qu'elle est une source séculaire d'indigo. Elle permet en effet depuis très longtemps d'obtenir tous les tons de bleu pour la teinture des habits en particulier.

Cette importance accordée à l'indigo plonge dans les racines du temps et reste toujours actuelle au point que dans certaines contrées, l'on peut dire qu'à défaut d’être cultivé, sa régénération continue d’être entretenue par l’épandage des graines en début d'hivernage.


Son importance est telle qu'elle a fini par occulter les propriétés thérapeutiques de la plante qui est cependant utilisée en médecine traditionnelle.


On l'indique ainsi dans le traitement des coliques néphrétiques et abdominales.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, l'indigotier est une plante antilépreuse.

Djibril Ba







mardi 21 octobre 2014

la Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Crossopterix Febrifuga

LE CROSSOPTERIX FEBRIFUGA


Le Crossopterix est une espèce typiquement forestière.
Il se présente sous la forme d'un arbre moyen touffu des zones humides avec un tronc sombre écailleux et des feuilles souples et incurvées en forme de cuillère, rugueuses au toucher.

C'est une espèce médicinale spécialement indiquée en pédiatrie en tant que fortifiant, fébrifuge, vermifuge, antipaludéen, cicatrisant, antiseptique, antiallergique  et antidiarrhéique.  








On l'indique également contre les règles douloureuses, les convulsions.. dans le traitement des maladies mentales ainsi que la stérilité et comme antidote.



Il est également réputé être un très bon antidouleur, comme à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, très fréquemment utilisé contre les névralgies, les gingivites, les troubles gastriques, les infections pulmonaires, les troubles hépatiques, les maladies uro-génitales et problèmes cardiaques.







On emploie ses feuilles, racines, écorces et fruits.

Enfin, le crossopterix surnommé "quinquinia des chèvres"passe également pour poison d'ordalie. 

Djibril Ba

mardi 14 octobre 2014

La Chronique du Mardi au jardin Botanique : L'Epi Bleu

L'EPI BLEU




Egalement appelé verveine bleue, son nom scientifique est stachytarpheta jamaicensis.

C’est une herbe dressée à tendance arborescente, introduite comme essence ornementale avec une feuillaison permanente et une floraison bleue remarquable.  


Elle est très résistance et relativement envahissante. Elle garde toute son exubérance quand elle est régulièrement taillée. 

Pas du tout aromatique, elle est cependant confondue, du moins dans ses usages et ses propriétés, avec la verveine officinale d’Europe qui est souvent proposée dans les rayons des grandes surfaces sous la forme d'infusettes. 

L’infusion des feuilles de la plante passe pour être tonique, dépurative, antianémique, purgative et sédative.


On lui reconnaît également être antiasthmatique, antiseptique et cicatrisante. 

A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, la tisane des feuilles et fleurs est renommée pour ses propriétés digestive et antispasmodique.


                                                            Djibril Ba

mardi 7 octobre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : l'Hibiscus Esculentus

L'HIBISCUS ESCULENTUS



Plus connu sous le nom de gombo, l'hibiscus esculentus est une une plante cultivée, très largement répandue à travers le monde. 

Il se presente en herbe à longue tige dressée velue assez épaisse et dotée de larges feuilles rugueuses, urticantes.

Ses fleurs ont une  forme de calice, les pétales en sont jaune et le fond mauve foncé.  

La plante reste célèbre davantage pour son fruit de forme conique et à la chair visqueuse et qui, sec ou frais, est un légume de grande consommation.  

Le gombo fait l'objet, en outre, d'un grand culte thérapeutique tant et si bien qu'il n'est pas exagéré de le considérer comme une plante fétiche notamment pour les femmes enceintes au terme de leur grossesse ou pour les enfants en bas age. Comme fébrifuge, antidouleur...

On emploie toutes les parties de la plante aussi bien par voie interne que par voie externe.

On lui reconnaît principalement les vertus d'émollient et de digestif comme à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar.

Ailleurs, il est indiqué dans les soins bucco-dentaires, des dermatoses, des entorses, contre les infections vénériennes et parasitoses intestinales ou encore la tuberculose. 

Djibril Ba
 

mardi 30 septembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Gaiac

LE GAIAC


De son nom scientifique, Guaiacum officinale, le gaïac est perçu exclusivement comme une espèce tropicale ornementale introduite. 

Il ne se retrouve chez nous que dans les jardins où sa très belle apparence ne passe pas inaperçue. 

Il est aussi réputé pour sa robustesse que pour sa résistance comme en atteste la réputation de son bois considéré comme l’un des plus denses et les diverses applications tant en cosmétique qu’en teinturerie.

Un exemple : c’est avec le bois de gaïac réputé imputrescible que l’on fabriques les boules de bowling !


Il se présente sous la forme d’un petit arbre au tronc orange, à la croissance lente et  au feuillage exubérant permanent. 

Il se remarque par la couleur de ses feuilles alliant le jaune et le vert pendant la saison sèche et vert sombre pendant l’hivernage. 


Et aussi par la couleur de ses fleurs qui varie du bleu au mauve et par ses fruits qui sont des gousses courtes et plates de couleur orange qui est celle des limbes. 

 Ses vertus médicinales ne sont appréciées que dans ses contrées d’origine en Amérique tropicale. Il y atteint une taille considérable et reste très menacé à cause d’une surexploitation que sa renommée médicinale peut expliquer en partie. 


On l’y prête, effectivement, des propriétés expectorante, antiseptique, cholérétique, diurétique, laxatif, anti-inflammatoire, antioxydant, antirhumatismal et antibiotique.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, le gaïac ne fait pas l’objet d’exploitation thérapeutique.

Djibril Ba

mardi 23 septembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : l'Albizzia Saman

L’ALBIZZIA SAMAN

C’est une plante introduite depuis longtemps au Sénégal, l'une des toutes premières si l'on se fie, en effet, aux tailles des individus....

On pouvait, par exemple, en admirer de très beaux spécimens sur la route de Ouakam aux abords de l’école Manguiers ou dans l’ancien parking de la Bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ainsi que sur le long de maintes avenues de la ville de Dakar...

C’est un arbre moyen au feuillage permanent, épanoui et dense. Une particularité de cette plante est que ses feuilles se collent les unes aux autres en période de froid ou la nuit ou quand il pleut pour laisser passer les maigres rayons de soleil ou les gouttes de pluie. 

Cette vertu étonnante explique son surnom de « Rain Tree » ainsi que le vieil usage de le planter dans les champs en plaine pour protéger certaines cultures telles le cacao, le café, le thé, la vanille….  

Ses fleurs sont composées de bouquet duveteux aux poils blancs à la base et mauves au dessus. Il donne des fruits qui sont de longues gousses noires à maturité contenant un gel sirupeux à l’odeur de miel et très sucré enveloppant les graines. 

L’Albizzia saman étant en voie d’extinction au Sénégal, on peut en déduire que ses propriétés thérapeutiques ne sont plus considérées.

Originaire d’Amérique tropicale, c’est donc là-bas qu’on le retrace comme espèce médicinale. Il y est indiqué contre le rhume, la diarrhée, les maux de tête, les maux de ventre et les infections intestinales.

On utilise ses racines, écorces, graines, fruits et feuilles.

On lui reconnaît les propriétés d’astringent, stomachique, fébrifuge, antibactérien, laxatif, antipaludéen, sédatif  et de cicatrisant

A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, l’albizzia saman n’est pas exploité.

Djibril Ba

mardi 16 septembre 2014

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Cyperus Papyrus


LE PAPYRUS


De son nom scientifique Cyperus papyrus, c’est une herbe tropicale quasi-aquatique à longue tige cylindrique spongieuse dressée à l’extrémité de laquelle de longues feuilles effilées disposées en éventail supportent les fleurs.





Le papyrus se reproduit très rapidement par les racines. Ainsi donc,  il est une plante à fort potentiel envahissant !

Le papyrus doit sa célébrité à son emploi comme papier dans l’Egypte Pharaonique  où par ailleurs, il fit l’objet d’un culte particulier.

Mais encore, il y fut une matière première de choix pour divers usages domestiques ( confection de nattes, cordes, et alimentaires. 

Historiquement natif des berges du mil, il n’existe plus cependant sous sa forme sauvage. Il subsiste plutôt, en effet, par son adoption comme plante ornementale dans les jardins du monde entier.

Sa chair tendre étant comestible, il n’est donc point étonnant que le  papyrus ait été également considéré comme plante médicinale, tant par voie interne qu’externe.

On lui reconnaissait les vertus de tonique, cicatrisant et diurétique. 


A l'Hopital Traditionnel de Keur Massar, il ne fait l'objet d'aucun emploi.

Djibril Ba