vendredi 11 mars 2011

Plus de lumière dans l'école!


L'école, elle aussi, a besoin d'être rénovée, repensée, réaménagée.










L'argent nous manque pour construire une grande et nouvelle école de six classes. Alors, nous faisons de notre mieux pour répondre aux besoins des élèves et des maîtres!












Certaines classes étaient très sombres dès 10 heures du matin. Nous avons décidé d'ouvrir des
ouvertures supplémentaires pour qu'il y ait plus de lumière sur les tableaux, pour la lecture et pour l'écriture.

Des volets vont être posés pour la sécurité du matériel pendant la nuit.





Puis, le chantier des toilettes pour les filles et les garçons pourra débuter! Nous vous en reparlerons!

Djibril Bâ

La pharmacie



Une nouvelle pharmacie!


Quand on commence à redonner un coup de peinture, difficile de s'arrêter... On voit plus clairement tout ce qui reste approximatif, non rénové depuis de longues années et qui mériterait un bon coup de peinture!








Nous nous sommes donc attaqués à la pharmacie... D'abord par le carrelage, puis en enlevant le terrible meuble en Formica ( qui contenait les médicaments) pour le remplacer par une armoire vitrée que l'on a récupérée de Grand Yoff, et la peinture va suivre en cette fin de semaine. Dyé, notre pharmacienne, semble très heureuse des changements survenus en peu de temps!



Merci à la Fondation Denis Guichard de nous permettre ces rénovations!

Djibril Bâ



mardi 8 mars 2011

La chronique du mardi au Jardin Botanique: l'Acacia Albida

L’Acacia Albida

C’est l’acacia le plus célèbre du Sénégal au point de vue de sa présence dans les trois quarts tant et si bien que le gouverneur français Louis Faidherbe décida de lui donner son nom. Ainsi l’Acacia Albida peut être aussi bien appelé Faidherbia Albida !

C’est une espèce épineuse typiquement forestière… Un arbre très curieux qui perd ses feuilles pendant l’hivernage pour les retrouver juste au début de la saison sèche. ! Exactement le contraire de toutes les autres espèces.




A ce titre, il est considéré comme un excellent fertilisant des sols. Qui explique la relative protection dont il jouit et justifie par ailleurs la non moins relative stabilité de son peuplement.

Juste après les feuilles, il produit de très belles fleurs blanches jaunâtres puis des fruits d’une belle couleur orange, arrivés à maturité qui s’avèrent un excellent fourrage pour les animaux domestiques.

Son bois est très prisé par les charbonniers.


Sa réputation peut sembler ne pas être bien établie sur le plan thérapeutique. La raison en est simple. C’est qu’au vu d’une part des préparations complexes auxquelles elle est associée et d’autre part des maladies contre lesquelles elle est employée, elle est sans contexte à mettre dans liste des plantes accessibles aux grands maitres de la médecine traditionnelle, aux secrets jalousement gardés.

Aussi ses écorces, racines et fruits sont ils utilisés contre les maladies mentales, la lèpre, les hémorroïdes, l’azoospermie.

Il n’empêche, la médecine populaire ou la pharmacie familiale lui reconnaît des vertus très intéressantes dans le traitement des affections broncho-pulmonaires, les oedèmes, les maux de tête, l’hypertension, le paludisme…..

Djibril Bâ

vendredi 4 mars 2011

Après Sangalkam

Après le départ de nos amies, le rythme a repris son cours à l'Hôpital Traditionnel.



Nous avons cependant commencé par revoir toutes les fiches des patients qui sont venus consulter les tradipraticiens à Sangalkam et faire le décompte des médicaments et préparations distribués: 1530 patients ont été vus et 2609 produits ont été donnés
gratuitement. Les problèmes de peau sont de loin les plus importants.








De nouveaux travaux de rénovation ou de construction sont envisagés et vont débuter dans les jours qui viennent.


D'une part, la pharmacie nécessite la pose d'un bon carrelage et un bon coup de peinture, ainsi que la pose d'une nouvelle armoire de stockage pour les préparations. Les travaux vont commencer demain samedi.






D'autre part, les travaux de construction de toilettes pour les enfants de l'école Yvette Parès vont enfin pouvoir être envisagés maintenant que les Journées de Sangalkam sont derrière nous.









La paille qui sera posée sur le toit de la case est encore en train de sécher avant de la poser. En revanche, les bancs qui vont courir sur quatre des six côtés, sont en train d'être posés. Nous nous réjouissons beaucoup de pouvoir disposer de ce havre de paix à l'entrée du Jardin Botanique!














Djibril Bâ

mardi 1 mars 2011

La chronique du mardi au jardin botanique: le Maytenus senegalensis

LE MAYTENUS SENEGALENSIS

Cette plante épineuse se présente sous forme de buissons touffus, toujours verts et fort souvent auréolés de très belles fleurs blanches. Un vrai poème végétal, pour tout dire!

Elle est très présente dans les zones du littoral et dans la vallée du fleuve Sénégal. C’est ainsi qu’elle est très commune dans la région de Dakar et donc aux environs de Keur Massar.

Dans le jardin de l’Hôpital, nous la trouvons particulièrement envahissante !


Au centre du Sénégal, dans le bassin arachidier, elle se fait excessivement rare. La faute, cette fois-ci, en incombe exclusivement à sa surexploitation par l’homme en raison du fait des vertus magiques qui lui sont prêtées et d’après lesquelles le paysan ou le chasseur recourt à elle pour une bonne moisson ou chasse.



Mais encore, le Maytenus est une plante très réputée dans la pharmacopée sénégalaise. Aussi bien pour ses vertus curatives que préventives.

En outre, elle fait partie des plantes antipaludéennes.

Enfin, la plante est un matériau essentiel des pédiatres traditionnels; elle est essentiellement rattachée aux soins de la mère et de l’enfant.

Il n y a qu’un pas à franchir pour la qualifier de panacée, n’est-ce-pas ? En tout cas, c’est dans cette logique que s’inscrit son emploi à l’hôpital traditionnel de Keur Massar!

Toutes ses parties sont utilisées : ses feuilles, ses fruits, ses écorces et ses racines.



Les maladies dans les traitements desquelles elle est convoquée principalement ou subsidiairement sont tout aussi nombreuses : maladies des yeux (et leur prévention), affections gingivo-bucco-dentaires, toux, diarrhée, ictère, troubles menstruels et coliques.

On lui reconnaît principalement les propriétés suivantes : vomitif, tonique, anti-inflammatoire et fébrifuge.

La phytothérapie l’a révélée comme une plante du diabète.


Djibril Bâ

lundi 28 février 2011

Message personnel

Bonsoir Sira! Bonsoir Fabienne! Bonsoir Nadège!

Au moment où vous faites vos valises et où vous vous apprêtez à quitter le Sénégal, je voudrais, en mon nom et au nom de tout le personnel de Keur Massar, vous dire combien votre attachement et l'intérêt que vous témoignez est tellement impressionnant.

ils sont une marque insigne de votre humanisme et un signe ineffable.

Votre contribution à la réussite de la première participation de la médecine traditionnelle et de l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar dans une manifestation de grande ampleur a été déterminante!
Nous vous remercions bien vivement d'avoir bien voulu accepter de partager nos soucis, car c'est bien cela seulement que nous sommes capables d'offrir pour le moment...rires...

Nous vous souhaitons bon retour dans vos familles et vous disons un chaleureux Au Revoir !

Djibril

Première évaluation de Sangalkam


Après ces trois journées intenses et riches d'expériences pour chacun, nous nous retrouvons tous ce lundi à Keur Massar pour faire une première évaluation sur le vif.

Pas tout-à-fait tous, puisque Djibril et Demba doivent rester à Dakar pour des raisons administratives. La réunion est maintenue vers midi, heure à laquelle les maîtres peuvent laisser leurs élèves. En attendant midi, et comme nous sommes là, tôt, nous observons comment, insensiblement, les choses changent à Keur Massar.











Pape, installé à la réception, saisit maintenant toutes les fiches des patients sur l'ordinateur pour effectuer un véritable suivi du patient. C'est lui qui oriente le patient vers tel ou tel tradipraticien. Pendant le peu de temps où nous sommes à la réception, il reçoit plusieurs coups de téléphone et un patient venu tout droit de Sangalkam. Nous espérons tous que cette fin de semaine aura permis aux habitants de proximité de renouer le fil avec l'Hôpital Traditionnel.








La rencontre entre tous les présents permet de voir à quel point cette expérience a été enrichissante. D'autres questions surgissent, d'autres propositions, d'autres améliorations pour une prochaine fois... Bref, on sent une véritable envie de travailler ensemble à tous les niveaux.


Fabienne souligne combien le massage en réflexologie a été apprécié des populations, ce que confirment plusieurs personnes dans la salle qui ont entendu des commentaires des patients et que, peut-être, si il y avait des personnes prêtes à se former ce serait un plus pour l'Hôpital en ces temps de rythme stressé. Plusieurs tradipraticiens font la remarque que, du temps de Madame Parès, une salle de massage existait et qu'elle était très fréquentée.



Deux visites aussi ce matin: un petit groupe de Lyonnais venus visiter le jardin botanique et le directeur d'une école primaire de Keur Massar, école associée de l' UNESCO. Nous allons nous revoir en avril et mettre sur place un projet de sensibilisation à l'environnement avec Keur Massar, ainsi que la connaissance des plantes traditionnelles.


La case à l'entrée du jardin avance bien... La paille est en train d'être séchée pour être tissée sur le toit à la manière traditionnelle dans les villages. Des bancs vont être posées sur quatre des six côtés afin d'avoir toujours des possibilités de s'assoir immédiatement pour tout groupe qui voudrait visiter.


Nous rentrons cette nuit en Europe, Fabienne, Nadège et moi-même, un peu fatiguées certes, par ces "vacances" un peu chargées, mais régénérées par ce que nous avons vécu.

Geneviève Baumann