dimanche 16 juillet 2017

Ecole (suite des travaux de la semaine)

Cela fait maintenant sept semaines que notre recherche de fonds a commencé pour la rénovation de l'Ecole. Aujourd'hui, nous avons en main 4 325 euros (soit 2 811 250 CFA) sur 10 000 euros, ce qui a permis et permet un bon début!


  1. Avec l'argent déjà récolté, nous avons pu commencé le gros oeuvre (la maçonnerie).
  2. Les travaux de charpente vont commencer cette prochaine semaine (et ça, c'est du très, très gros oeuvre!)
  3. Nous avons pu - avec Cheikh - commandé un prototype de tables et de bancs pour voir le côté pratique qui permettrait de mieux bouger dans l'espace si le banc n'est pas arrimé à la table (une grande première, semble-t-il au Sénégal....)
  4. On a lancé la fabrication de volets et de portes en fer ce qui permettra d'enlever les grilles aux ouvertures pour respecter les normes de sécurité.
Des piliers porteurs ont du être changés
car... pourris!
L'équipe de Keur Massar est très enthousiaste pour soutenir ce projet. Travailler, non seulement à une oeuvre de santé (par la médecine traditionnelle), mais aussi à une oeuvre d'éducation donne de la joie, une très grande joie en ces temps difficile pour le pays et pour le monde.

L'Arbre-à-Partage - Keur Massar, l'association qui a été créée en 2010 pour soutenir HTKM est très heureux de contribuer à cette oeuvre utile pour les enfants et pour les parents. 

Merci à toutes et tous pour votre soutien!

Geneviève Baumann pour l'Arbre-à-Partage
Le profil nouveau commence à se dessiner...
Coffrage de tout le pourtour:
une équipe très sympathique!

On consolide, on consolide!


mardi 11 juillet 2017

Rénovation de l'Ecole Yvette Parès

Depuis deux semaines maintenant, les travaux de rénovation de l'école ont commencé. 

Un crowdfunding a été lancé au début du mois de juin pour disposer d'une somme suffisante pour pouvoir débuter ces travaux importants, nécessaires en raison du manque de sécurité pour les enfants.

Les devis reçus étaient conséquents puisqu'ils touchaient non seulement à la toiture, à l'état des murs, à la peinture, à l'enlèvement des grilles aux fenêtres à remplacer par des volets en fer, au remplacement des portes, à l'achat de tables-bancs, au carrelage, à la réfection des tableaux noirs. etc. Le montant de travaux s'élève à un peu plus de 10 000 euros.

Le crowdfunding (https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-ecole-yvette-pares-keur-massar-senegal) ainsi que des dons faits en direct aux membres de l'association "L'Arbre à Partage - Keur Massar" ont permis à ce jour de récolter un peu plus de 4000 euros. 

Nous remercions vivement toutes celles et ceux qui ont permis cet important et coûteux chantier! Les parents qui assistent à cette rénovation, les maîtres qui sont présents sur le chantier, et toute l'équipe des collaborateurs se réjouissent d'avoir une toute belle école pour les enfants des cités environnantes!

Voici quelques photos des travaux... Vous pouvez aussi nous suivre sur la page Facebook de l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar.


Première étape: le charpentier
 enlève toute la toiture...
 


Les petites phrases de Cheikh sur les murs...

Les briques sont fabriquées sur place

Il faut remplacer les piliers d'angles, pourris par le temps et les hivernages...

Des briques sont rajoutées aux murs pour refaire la toiture...

Ingénieux système d'échafaudage... sans échafaudage...

Djibril et Cheikh veillent à l'avancée des travaux...

Trace du passé du bâtiment:
le CE 2 était la salle de réception du guérisseur Hamady Scylla...
L'école, après la réduction de terrain imposée par l'Etat à l'Hôpital, a dû s'installer dans le bâtiment qui était le lieu de réception des patients par les tradipraticiens... Le bâtiment a donc 30 ans d'existence et n'avait jamais été rénové dans son ensemble, même si depuis 2010, des rénovations partielles avaient été effectuées.

lundi 10 juillet 2017

10 juillet 2010 - 10 juillet 2017


Cela fait 7 ans que la Professeur Yvette Parès, fondatrice de l'Hôpital Traditionnelle de Keur Massar, a quitté ce monde après avoir grandement oeuvré auprès des lépreux et des populations défavorisées. Et cela en croyant en la Rencontre des Médecines (ONG qu'elle a fondée) et en particulier en la médecine traditionnelle africaine.










Malgré les difficultés que l'Hôpital rencontre - puisqu'il ne reçoit aucune aide ou subvention de l'Etat - malgré la non reconnaissance de la médecine traditionnelle fondée sur les plantes, le lieu, non seulement a maintenu son activité et ses emplois, mais a su rénover, entreprendre et améliorer l'état de ses bâtiments, la recherche sur de nouvelles maladies, agrandir son école, la production 
de nouveaux traitements, créer le jardin botanique, recevoir des stagiaires, etc.

Gratitude au Professeur Parès pour son travail et son engagement au Sénégal









mardi 20 juin 2017

Maladie de Lyme

Guérir de Lyme : au-delà des antibiotiques (par Judith Albertat)

Pourquoi certains malades guérissent et d’autres pas ?

Les antibiotiques ont leurs limites, et la solution pourrait venir de notre environnement immédiat.

La borrélie, redoutable bactérie responsable de la borréliose de Lyme transmise par les tiques, existe depuis plus de 300 millions d’années. Elle a été retrouvée sur le cadavre Ötzi, âgé de 5300 ans.

L’homme des glaces avait donc une borréliose de Lyme, mais était aussi et déjà allergique au gluten, intoxiqué aux métaux lourds/toxiques, et avait des plaques d’athérosclérose : rien de bien nouveau par rapport à nous, mais ce n’est pas cela qui l’a fait mourir.

La borréliose de Lyme se transmet aussi par voie materno-fœtale. Peut-être aussi par voie sexuelle, suggère une étude publiée en janvier 2014. Une suspicion de transmission par transfusion sanguine existe également, des études le suggèrent – même si elles sont controversées.

A ce stade, ne pourrait-on pas émettre l’hypothèse que tous les êtres humains sur Terre sont aujourd’hui porteurs de borrélies, sous forme dormante principalement ? Rien que de plus plausible et normal, notre corps abritant bien plus de bactéries qu’il ne contient de cellules !


Cette contamination naturelle à l’échelle mondiale par la borrélie, chez les humains, est également évoquée par le Professeur Luc Montagnier dans une interview du 2 mars 2012.


«Il faut savoir que dans 95% des cas, quand on a été en contact avec cette bactérie, on guérit seul», explique le Dr François Goehringer, praticien hospitalier et responsable du Service de prise en charge des malades de Lyme au CHU de Nancy. »

De fait, le Pr Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire Raymond-Poincarré de Garches et auteur de l’ouvrage La Vérité sur la maladie de Lyme pense que certaines personnes « peuvent éliminer la bactérie naturellement grâce à leur système immunitaire ».

Pourquoi certains ne guérissent-ils pas et doivent être traités ?


Le recueil des retours d’expérience de nombreux malades traités par une antibiothérapie à long terme ou d’une « antibiothérapie pulsée » montre, en très grande majorité, une nette amélioration de leur état de santé.

Amélioration de l’ordre de 60% à 80% pour 80 à 92% des malades selon les dires des médecins. Mais ces améliorations ne perdurent dans le temps que grâce à la récurrence des traitements anti-infectieux – principalement des antibiotiques. Sans ces traitements, les rechutes surviennent tôt ou tard : pour ainsi dire, les malades qualifiés « chroniques » ne peuvent pas vivre sans traitement.
  • La piste environnementale
Le point commun entre Lyme et d’autres pathologies chroniques lourdes à composante infectieuse ne serait-il pas notre «environnement toxique»?

Il est intéressant de se pencher sur d’autres maladies dont le nombre ne cesse d’augmenter à l’heure actuelle: le syndrome de fatigue chronique ; la fibromyalgie ; l’autisme (enfants également infectés, pour certains, par la borrélie et d’autres pathogènes communément retrouvés chez les malades de Lyme) ; les TDA/H ; la schizophrénie ; le cancer ; les maladies auto-immunes ; les maladies neurodégénératives …. On déplore une explosion de ces maladies pour lesquelles la recherche dépense des milliards.

Si une piste infectieuse est parfois identifiée dans ces maladies, associée à des troubles métaboliques et certainement un facteur génétique, s’est-on penché sur un point qui fait toute la différence entre les années 2000 et les années 1900 ? A-t-on cherché à savoir quelle part jouait notre environnement désormais totalement pollué, dans l’émergence de ces maladies (infectieuses) chroniques ? En particulier :

- utilisation à outrance d’additifs et de pesticides tant dans la nourriture que dans les médicaments ou les produits domestiques courants, sans oublier bien sûr l’agriculture intensive ;

- utilisation massive de perturbateurs endocriniens ;
pose et dépose d’amalgames dentaires au mercure, étain, argent ;

- présence de métaux lourds dans notre alimentation quotidienne (y compris celle des bébés) ;
S’est-on posé la question de savoir si la persistance de ces affections ne serait pas due à cet environnement toxique dans lequel nous vivons ?


  • Reconstruire la santé
Chez les malades, c’est la même mobilisation. Ceux qui ont passé de très nombreux mois ou même des années à prendre des antibiotiques sans arriver au final à dépasser un certain niveau d’amélioration, sans pouvoir envisager de quitter ces traitements lourds aux conséquences à long terme mal connues, prennent parfois les choses en main.

Et se posent d’autres questions :

qu’ai-je omis de prendre en compte dans mon traitement pour que je n’aie pas plus d’amélioration – voire, pour que je revienne exactement au même stade de la maladie qu’il y a 4, 5, 6 ans ?

Mon médecin ne me propose plus que d’augmenter encore les doses d’antibiotiques, ou finit par baisser les bras, impuissant à m’aider, me laissant dans l’impasse : comment sortir de là ?


Ces malades se mettent à alors à chercher des réponses. Et découvrent que nous hébergeons dans notre corps en bonne santé, plus de bactéries que de cellules : on ne peut tout de même pas être stérilisés pour se défaire d’une maladie de Lyme !


Ces « malades-investigateurs » découvrent alors la physiologie, les processus métaboliques, le système immunitaire, le problème des moisissures et des mycotoxines, l’émission d’endotoxines dans notre intestin, le rôle fondamental du foie, le rôle de notre tractus digestif qui commence dans la bouche, l’impact de notre environnement externe pollué sur notre environnement interne, la destruction lente mais réelle de leur « terrain » !


Ils découvrent aussi la nutrition et la nutrithérapie : très vite, ces malades deviennent des experts et prennent leur santé en main. Peu à peu, ils entreprennent non pas de soigner la maladie… mais de reconstruire la santé.


Dans ce contexte d’extrême pollution actuelle, ne semble-t-il pas désormais nécessaire de reconsidérer plus largement la forme chronique de la maladie de Lyme - ainsi que certaines maladies infectieuses émergentes chroniques - et de les rapprocher étroitement de notre environnement ? Les témoignages et études scientifiques abondent, qui apportent un éclairage nouveau sur le lien entre ces pathologies et le monde dans lequel nous vivons.


Le mal profond de ces infections chroniques froides qu'avec tant d'effort nous cherchons à comprendre et à surmonter, propose désormais de développer notre esprit d’éveil ainsi qu’une perception plus profonde de la nature humaine.

mardi 30 mai 2017

La Chronique du mardi au Jardin Botanique : Le Tectona Grandis

                                                            LE TECTONA GRANDIS

Le tectona grandis est une espèce originaire des forets tropicaux du Sud-est asiatique. Il ne subsiste, ailleurs, que par la culture.

Il est un grand arbre au tronc cylindrique et aux larges feuilles veloutées.   

Il est réputé pour son bois, le teck, considéré comme parfait parce qu’imputrescible, facilement maniable, lourd, mi-dur et résistant au temps, à l’eau, à l’humidité, aux insectes…

 Le teck est, en effet, un bois précieux, objet d’un commerce international intense… c’est le bois de luxe, par excellence.

Alors on imagine ainsi que beaucoup d’espèces se fassent passer pour du teck !

La focalisation sur son bois occulte naturellement le fait que le tectona est bien une essence fruitière très prolifique mais encore ses predispositions ornementales.

Elle est quasi-inconnue par les thérapeutes tarditionnels de notre pays. On signale toutefois dans ses contrées d’origine que :
les feuilles sont réputées diurétiques, dépuratives, stimulantes, antidysentériques et vermifuges, et servent en médecine traditionnelle à soigner l’anémie, l’asthénie, les fièvres et le paludisme, les amibiases, la bilharziose et la tuberculose.
Une huile extraite des jeunes pousses servirait à soigner la gale. Les fleurs soignent les affections bilieuses, la bronchite et les maladies urinaires ; elles sont diurétiques tout comme les graines. L’huile des graines est appliquée comme tonifiant pour les cheveux.
L’écorce est astringente et soigne la bronchite.
La sciure sert à fabriquer du charbon actif.


On relève encore que :
De ses graines, feuilles et écorces on extrait des huiles réputées pour leurs vertus médicinales.
En Afrique, les décoctions rouges des feuilles servent à soigner certains cas de diarrhées et également à baigner les nourrissons anémiés.
L’extrait méthanolique des feuilles de Tectona grandis possède une activité importante analgésique et anti-inflammatoire que l’on peut attribuer aux phyto-constituants de la plante. Ce qui permet d’en déduire une certaine efficacité contre la fièvre, comme laxatif et comme sédatif. Il a une action contre la bronchite, diurétique, dans le traitement du rhume et des maux de tête et des problèmes capillaires. 

Dans Tectona grandis on trouve de la juglone qui a une activité anti-microbienne, de la bétuline, un anti-tumoral, du lapachol, un anti-ulcérogène.

Djibril Ba

mardi 25 avril 2017

La Chronique du mardi au jardin botanique : l'Antiaris africana


L’Antiaris africana


C’est une espèce typiquement forestière que l’on retrouve naturellement dans les zones pluvieuses du sud du Sénégal.

Cependant, en tant que spécimen végétal notoire pour son esthétique, il est également présent dans les jardins.

Il se présente comme un grand arbre au tronc cylindrique finement squameux, couleur gris de fer.

Ses feuilles sont vert sombre et duveteuses. A un certain âge, le feuillage devient permanent.

L’emploi de la plante est signalé dans le traitement externe des problèmes de peau induits par diverses parasitoses ou maladies telle que la lèpre mais aussi en tant que répulsif.    

On emploie ses feuilles et écorces.

Le latex de la plante est réputé toutefois toxique. D’ailleurs, elle est classée plante noire dans le pays bassari où son seul usage signalé est relatif à ses écorces quant à la confection de masques rituels.

Aussi ne fait-il l’objet d’aucune application thérapeutique à l’hôpital traditionnel de Keur Massar.



Djibril Ba

mardi 24 janvier 2017

La Chronique du mardi au Jardin Botanique : le Centratherum punctatum

LE CENTRATHERUM PUNCTATUM


Le centratherum est une plante herbacée arborescente introduite comme espèce ornementale.  

Elle est très résistante, facilement multipliable et vivace.

Elle se remarque par des feuilles rondes au vert délavé et finement dentelées ainsi par sa floraison bleue à violacée permanente.


Le centratherum se propage très vite et ses feuilles dégagent une très belle odeur qui évoque celle de l’ananas.

C’est une des raisons  qui incite à la classer comme plante aromatique et à l’indiquer au niveau de l’hôpital traditionnel de keur massar dans les problèmes gastriques et contre diverses douleurs.

On reconnaît traditionnellement les vertus cicatrisante et anti-inflammatoire de ses fleurs.  


Ailleurs,  sa qualité d’anticancéreux notoire ressort des études sur les extraits aqueux de ses feuilles et son essence qui ont révélé d’intéressantes propriétés antimicrobiennes, antioxydantes et anti-prolifératives.


Djibril Ba