mardi 22 décembre 2015

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : L’ACHYRANTHES ASPERA


L’ACHYRANTHES ASPERA



C’est une herbe commune d’hivernage. dotée d'un entendante invasive, elle se retrouve sur tout type de terrain avec une très grande fidélité, cependant.

Dans les endroits bien drainés, elle peut atteindre une taille respectable mais sèche avec la fin de l’hivernage, ne subsistant plus que par de longues et frêles tiges ramifiées se terminant par de menus épis dont les graines, évoquant celles du petit mil, sont très adhésives.

En médecine traditionnelle, l’herbe est une espèce très considérée au vu de ses nombreux usages !

Il en est ainsi, sans doute, de la plupart des herbes tropicales parce que leur profusion en hivernage constitue un répit pour les arbres et arbustes.

Il est un antidote très réputé, cette vertu fonde son usage dans les maladies du sang (hypertension, varice, œdème, cancer).

 En fumigation, macération, infusion ou décoction, on utilise généralement la plante entière pour faciliter les accouchements et apaiser douleurs abdominales, rhumatismales et hémorroïdaires.

On l’emploie également dans le traitement de maladies cardiaques et celles du foie, des infections urinaires et des maladies de la sphère ORL.

On lui attribue des propriétés de stomachique, astringent, laxatif, expectorant, vomitif, carminatif, vermifuge, antibiotique, antiprurigineux, abortif et antipaludéen.

La phytothérapie moderne  a mis en évidence son activité antiallergique d’une part et d’autre part conforte ses vertus broncho-protectrices.

A l’hôpital Traditionnel de Keur Massar, l’achyrantes est davantage utilisé comme tranquillisant.

Djibril Ba


mardi 15 décembre 2015

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Philodendron


LE PHILODENDRON

Le philodendron est une plante ornementale, très prisée à l’intérieur comme à l’extérieur des habitations.


Il subsiste en très grand nombre de variétés se différenciant au niveau de leurs larges feuilles et magnifiques qui toutes évoquent l’oreille d’éléphant.


L’espèce –type, le philodendron pogonocaule, est une liane grimpante et résistante, issue des forêts tropicales.


Le philodendron, en montant vers la canopée, se transforme en plante épiphyte favorisant ainsi le dessèchement de sa base et subsiste ainsi par ses racines solidement arrimées au tuteur.


C’est une plante dépolluante. Elle absorbe le penthachlorophenol et neutralise le  formaldéhyde (que dégage, aussi, la fumée de tabac).

Mais, hélas, comme la plupart des plantes d’intérieur, le philodendron est aussi toxique.


Le contact avec la sève, beaucoup plus que la feuille, peut provoquer des éruptions cutanées entre autres désagréments pouvant entrainer la mort, à forte dose.


A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, le philodendron n’est pas utilisé.

Djibril Ba

mardi 8 décembre 2015

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique : le Thuya occidentalis


LE THUYA


Le thuya occidentalis est une plante très résistante introduite comme espèce ornementale. On ne la retrouve donc que dans les jardins. 



Il se caractérise par un feuillage pérenne - exubérant si suffisamment arrosé - sous forme de palme sillonnée de nombreuses nervures au parfum répulsif évoquant l’eau de Cologne.

Il se présente sous forme de grand arbuste, sous nos tropiques, qui se développe avec une apparence pyramidale.


Malgré des allégations de toxicité, le thuya est employé comme plante médicinale. Il est, d’ailleurs, dénommé arbre de la vie.

Les feuilles, réputées riches en vitamine C, ont servi au traitement du scorbut.

Il reste que la plante est davantage utilisée par la médecine homéopathique dans les pathologies chroniques, gynécologiques, urologiques, neurologiques, odontologiques et rhumatologiques mais aussi contre les dermatoses et les troubles digestifs.



A l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar, le thuya n'est pas utilisé.

Djibril Ba

mardi 1 décembre 2015

La Chronique du Mardi au Jardin Botanique :le Cordiaeum Variegatum


LE CROTON


De son nom scientifique, le cordiaeum variegatum, le croton désigne différentes espèces ornementales tropicales, aussi bien des jardins qu’à l’intérieur des habitations.



Il se multiplie essentiellement par bouturage et est reconnu comme une grande plante dépolluante ayant en particulier la faculté d’absorber le formol, un des corrupteurs les plus répandus de l’air intérieur.


Il se présente sous forme d’arbustes résistants, très décoratifs, friands de lumière, qui se distinguent par la grande variété des couleurs, formes et tailles de leurs feuilles.



En tant que plante de l’intérieur, il convient de signaler les soupçons de toxicité rattachés à la sève, de même que le caractère irritant des feuilles pouvant induire un eczéma.


Il est également toxique contre les caméléons.



En médecine traditionnelle, on emploie sa sève, ses feuilles, ses écorces et son huile.




Antitussif, purgatif, il est également réputé dans le traitement des infections intestinales. A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, il ne fait l’objet d’aucune considération thérapeutique.

Djibril Ba