Mois d'Août...Mois pluvieux au Sénégal.
Seyilaabe: en langue peul, le mot signifie "les amis". Dans ce blog, la parole sera donc donnée aux amis de l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar: ceux qui y travaillent toute l'année, ceux qui luttent pour que cet endroit vive, ceux qui viennent y passer quelques jours, ceux qui soutiennent de loin... Chaque mardi, une plante, un arbre, une herbe du Jardin Botanique de l'Hôpital Traditionnel seront présentés.
lundi 30 août 2010
Les pluies du mois d'août
Mois d'Août...Mois pluvieux au Sénégal.
mercredi 18 août 2010
Nouvel élan pour l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar
De retour en Suisse, après une petite semaine passée au cœur de Keur Massar, il est bien difficile de résumer en quelques mots, non seulement les échanges et les rencontres, mais aussi l'impalpable, le lien délicat entre le passé, le présent et un avenir que personne ne connaît encore, mais sur lequel chacun s'interroge, s'inquiète souvent.
C'est mon troisième séjour à Keur Massar. La première fois (une semaine en janvier 2010), je suis venue "reconnaître les lieux" et préparer un stage de trois semaines pour des élèves de la 11ème classe de l'Ecole Steiner de Genève.
L'Ecole
A notre retour en Suisse, nous avons fait une soirée africaine pour l'ensemble de la communauté de l'école, les parents, les autres élèves. Une exposition photo a montré les moments forts. Un diaporama nous a retransporté là-bas pour quelques instants. Les élèves, en atelier d'écriture, avaient écrit des textes touchants et forts qu'ils lisent, pour certains, lors de cette soirée. Le bénéfice de cette soirée sera envoyé directement à Keur Massar. C'est que les adultes du groupe ont bien senti que l'institution devait sans cesse jongler avec les chiffres rouges pour le paiement des salaires, pour les investissements nécessaires à la conservation ou à l'amélioration du site, pour le fonctionnement régulier. Chacun d'entre nous s'est senti solidaire puisque nous connaissons souvent - dans les Ecoles Steiner-Waldorf du monde entier - une situation similaire d'équilibre précaire sur le plan financier. De plus, une usure ds forces humaines, quand on s'engage depuis si longtemps dans une pédagogie ou une médecine alternatives, peut s'installer. Lors de ce séjour, j'ai pu échanger par téléphone avec Madame Parès.
Nous avons gardé, depuis notre retour d'avril, d'étroits contacts avec Keur Massar (ce blog est né de ces contacts), contacts qui se sont intensifiés avec la disparition de Madame Parès et qui se sont élargis au cercle d'amis visiteurs qui ont témoigné de leur passage dans ce blog. Chacun a le souci d'aider, non seulement à la survie de l'HTKM, mais surtout au plus grand rayonnement local, régional et international. Pour pouvoir aider, il fallait d'abord écouter et échanger ensemble, sur place, mais aussi revenir à l'élément fondateur de HTKM, c'est-à-dire la fondation, par Madame Parès, de l'ONG "Rencontre des Médecines", créée voilà 30 ans et reconnue ONG en 2001 puisque c'est l'ONG qui permet l'existence de l'hôpital.
Nous avons pu, lors de ces quelques jours, réfléchir à la manière de donner un nouvel élan à l'ONG pour que, non seulement de nouvelles collaborations puissent s'établir avec les institutions gouvernementales, mais qu'également des soutiens extérieurs puissent s'installer dans la durée.
Chers
Geneviève Baumann
genevievebaumann@orange.fr
htkm61@hotmail.com
http://www.accueil-beausoleil.com (pour les expériences vécues à Keur Massar et relatées chaque jour)
lundi 16 août 2010
Collaboration précieuse
Chers amis,
Nous ne remercierons jamais assez Madame Geneviève Baumann d'avoir bien voulu, et spontanément, nous rendre visite afin de partager physiquement notre peine d'avoir perdu Yvette Parès...
Ce fut l'occasion pour elle, en relation avec tout un chacun des collaborateurs, de participer à la réflexion sur l'avenir de l'hôpital traditionnel de Keur Massar, avenir qui passe nécessairement par une dynamisation de l'ONG « Rencontre des Médecines ».
Grâce à son ouverture d'esprit si caractéristique des enseignants, "ces modeleurs d'hommes et de femmes", son aide a été précieuse.
Nous lui avons demandé d'être notre interlocutrice privilégiée auprès de vous tous, auprès de chacun et de chacune d'entre vous...
Soyez remerciés, d'ores et déjà, pour l'accueil et l'attention que vous lui réserverez, ici et là-bas, aujourd’hui ou demain.
La direction de l'Hôpital traditionnel de Keur Massar
Demba Diallo et Djibril Ba
jeudi 5 août 2010
Un film sur "coeur" Massar
Le projet est de
Très vite, en arrivant à Keur Massar et en côtoyant l’équipe et les thérapeutes, nous avons eu la sensation que tous ceux qui étaient là étaient attachés à ce lieu, à sa Fondatrice et étaient portés par l’amour de leur travail.
Diouf... Ingénieur du son!
Tous ont participé à la réalisation du film, apportant idées, coup de main et supportant de refaire parfois une dizaine de fois le même geste pour la caméra… Nous avons donc suivi au jour le jour la vie de ce lieu, le travail de ramassage des plantes, racines et écorces, en brousse ou au jardin botanique.
Le jardin botanique avec ses beaux arbres, ses mangues, et ses ruches
Jérôme à la caméra. Ce jour là, nous avons suivi l’équipe en brousse pour filmer la collecte de racines.
Puis nous avons filmé toutes les étapes de l’élaboration des médicaments, le séchage, le moulin, puis le travail du merveilleux Yéro, préparateur à qui nous devons un grand merci tout spécial pour son aide intelligente, sa patience et sa gentillesse. Pap a également participé activement au film, car il a accompli de nombreuses tâches que nous avons également filmées.
Ci-contre: Pap, Yero et Jo, venue de Belgique pour recevoir des soins et connaître l'hôpital.
Les thérapeutes sont tous des êtres exceptionnels...
Un merci spécial aussi à Ali Bâ pour son aide pour le film, son amitié et son délicieux thé qui
était le bienvenu, car travailler tout le jour dans la chaleur d‘été est parfois épuisant!!
Pendant le séjour, nous avons eu le chagrin d’apprendre la disparition d’Yvette Parès que j'avais rencontrée au mois de mai en France. Nous avions enregistré sa voix qui racontait l’épopée de Keur Massar et ce qui avait amené cette jeune médecin, qui effectuait des recherches sur la lèpre dans les années 70 dans le cadre du laboratoire de l’Université de Dakar, à se tourner, après des années de travaux, vers les médecines locales. Elle a aussi parlé des obstacles rencontrés tout au long de son parcours, de la lutte qu’elle a menée, soutenue par les thérapeutes et par son équipe.
Pour revenir à Keur Massar au présent, l’hôpital, autrefois en brousse à sa création, fait maintenant, et de plus en plus, partie de la grande banlieue de Dakar. Des agglomérations se forment tout autour, une autoroute va passer pas très loin, déviant l’incessant passage de camions… Très vite, la population autour de l’hôpital va aller croissant et son rôle risque d’être majeur. Il est sans doute temps de réfléchir à l’avenir ainsi qu’au statut de l’école qui fonctionne toujours avec ses quatre classes.
D’autre part, avec la «crise», les soutiens accordés par le Gouvernement s’amenuisent. Quelques travaux urgents doivent être réalisés. Il faudrait également installer panneaux solaires et citernes afin de diminuer les factures, nouveau site internet… Pourquoi ne pas réunir les «amis de Keur Massar» afin de leur apporter soutien, idées, coups de main ou contacts …
Il me faut maintenant parler de Djibril Bâ, le directeur de l’hôpital et «fils» spirituel de Yvette Parès. Avec sa vive intelligence, son courage et son obstination, il tient l’hôpital à bout de bras. Il a besoin d’être soutenu et d’envisager l’avenir encore plus incertain depuis la disparition de Mme Parès. Il semble impossible que tous les savoirs réunis dans ce lieu, qui peuvent soulager tant de gens et leur permettre d’éviter l’utilisation de médicaments aux multiples effets secondaires, sans compter les dommages collatéraux pour l’environnement, il semble impossible que tous ces savoirs disparaissent… Il faut donc mobiliser toutes les forces, toutes les idées pour que l’Hôpital tienne bon dans un premier temps, et agrandisse sa notoriété pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à ces soins.
Chantal Perrin
Août 2010
lundi 2 août 2010
Hommage
Université CAD, Dakar, 1960/1992
Dr es science Dr en médecine
PRO.ME.TRA